dimanche 31 mai 2015

7 jours et des merveilles #53

Ma semaine en mots et en images pour Madame Parle.

Une semaine avec : 

- du soleil
- de la déco
- un pestacle
- les 4 mois de Petite M
- des vaccins
- de la fièvre pour Petite M
- de la fièvre pour A
- des petites copines à la maison


Petite M, 4 mois (déjà)


Un spectacle pour enfants par la communauté de communes.


La belle barboteuse "à l'ancienne"


De la déco dans la chambre


De la déco dans la cuisine

Bon Dimanche et Bonne fête à les mamans! 

mardi 26 mai 2015

Le défi créatif : Bijoux

Ce mois - ci, le défi créatif de My name is or concerne les bijoux.

Au départ, j'étais un peu sceptique et à vrai dire, je ne savais pas si j'allais pouvoir relever le défi. Et puis, j'ai eu l'idée. Comme j'ai fait beaucoup de tricotin ces temps - ci, il m'est venu l'idée de récupérer les morceaux que j'avais en trop et pourquoi pas en faire un bijou? Et ça tombait bien, A. ayant cassé récemment un de ses bracelets à 3 francs six sous, j'ai aussi récupérer des perles et en guise de fermoir, un bout de tissu.







Le principal défaut, c'est le fil que j'ai mis pour placer les perles et qui se voit un petit peu. J'aurai dû mettre du fil invisible...

Mais au final, je suis quand même assez contente du résultat. Par - contre, mieux vaut éviter de le porter quand il fait chaud...c'est de la laine quand même.

Et puis, pour m'amuser, j'ai improvisé un petit headband (bijou de tête) également avec un reste de tricotin (je le fait toujours trop long). Et puis, j'ai un joli modèle pour vous le présenter :





C'était ma participation au défi créatif pour : 


dimanche 24 mai 2015

7 jours et des merveilles #52

Ma semaine en mots et en images pour Madame Parle.

Une semaine mitigée, avec des hauts et des bas : entre les "crises" de la grande et les cris de la petite ; entre le soleil, les nuages et la pluie...

Grâce à des siestes bien placées de Petite M., j'ai pu jouer de nombreuses fois avec A. et ça lui a fait du bien. J'ai l'impression qu'on en a bien profité toutes les deux et ça fait du bien. 

On a pu notamment jouer sur la terrasse grâce aux éclaircies : j'ai fabriqué du sable maison (comestible). Mais le must pour elle, c'est de jouer avec l'eau. Elle a pu faire une expérience : le caillou tombe au fond de l'eau mais l'ours polaire (une figurine) flotte. Au début, ça l'a un peu énervée : "Mais Maman, l'ours il plonge pas!!!"

Et puis cette semaine, une grande première pour A: une séance de cinéma! On est allées voir "La Fée Clochette et la créature légendaire". J'attendais de voir quand il passerait dans un "petit" cinéma pour ne pas qu'il soit en 3D et le hasard m'a amenée devant une affiche qui le proposait. Elle a adoré et pour preuve : "Moi je veux retourner au cinéma demain revoir Grognon"

J'ai encore fait du tricotin, ça doit être une période...lol. Et c'est pas fini!

Ah et puis, j'ai découvert un secret : 
"Qu'est - ce - que tu as fait à l'école aujourd'hui?" 
" J'ai collé des fleurs mais c'est pas fini et faut pas le dire à Maman, faut le dire que aux Papas. C'est pour Mardi."


Bonne semaine ! 



Le cintre de princesse


Le calme après la tempête


Le pyjama rigolo


Le sable maison


Pinocchio


On a fait des cookies avec Tonton



Le cinéma

On a pique - niqué dans le salon


On a sorti les mini bottes de pluie.

vendredi 22 mai 2015

La femme aux fleurs de papier (Challenge)



Quatrième de couverture : La nuit du 14 au 15 avril 1912, tandis que le Titanic sombrait au beau milieu de son voyage inaugural, un passager descendit dans sa cabine de première classe, revêtit un smoking et remonta sur le pont. Au lieu de chercher à sauver sa peau, il alluma un cigare et attendit la mort. 
Le 14 avril 1916, dans les tranchées du mont Fumo, quatre ans jour pour jour après le naufrage du Titanic, un soldat italien est fait prisonnier. A moins qu'il ne révèle son nom et son grade, il sera fusillé le lendemain à l'aube. Jacob Roumann, médecin autrichien, n'a qu'une nuit pour le faire parler. Mais le prisonnier veut diriger l'interrogatoire. Sa vie, décrète - t - il, tient non pas à une, mais à trois questions : "Qui suis - je? Qui est Guzman? Et qui était l'homme qui fumait sur le Titanic?"
De cet instant se noue entre les deux ennemis une alliance étrange autour d'un mystère qui a traversé le temps et su défier la mort. 

Jacob Roumann, médecin dans les tranchées autrichiennes, est appelé pour interroger un prisonnier italien. Il doit lui faire dire son nom et son grade afin de tenter un échange de prisonniers avec le camp adverse.
Le prisonnier italien, calme et tranquille, ne paraît pas effrayé par le sort qui l'attend. Au contraire, il semble détendu et commence à raconter son histoire... afin de pouvoir répondre à trois questions : "Qui suis - je? Qui est Guzman? Et qui était l'homme qui fumait sur le Titanic?".
Le médecin devient alors suspendu aux lèvres du prisonnier et se plait à écouter la grande histoire de la vie de Guzman.

Quand on commence à lire ce roman et qu'on arrive aux trois fameuses questions, on ne peut que continuer à lire. Qui est Guzman et qu'est - ce qu'il vient faire là - dedans? De même, quel rapport avec un homme qui fumait sur le Titanic? On est en pleine guerre mondiale, là où s'affrontent les troupes italiennes et les troupes autrichiennes, on ne peut être qu'intrigués par ces questions, bien loin des préoccupations d'alors.
On lit alors avec délectation l'histoire de ce "Guzman", dans l'espoir de pouvoir trouver nous - mêmes les réponses à cette énigme.
Je dois avouer que sans ces trois questions de départ, la vie de Guzman aurait paru un peu sans intérêt.

Parallèlement à cette histoire, il y a le personnage de Jacob. Sa mission de médecin de guerre qui s'apparente plus à un accompagnant vers la mort, sa propre histoire personnelle, sa vie qui vole en éclats, la perte de sa femme et sa future mission d'après guerre. J'ai beaucoup aimé ce personnage, généreux, droit, loyal mais aussi triste, mélancolique.

Le prisonnier. "Qui suis - je". En effet, tout le long du roman, on s'interroge sur son identité et sur la raison pour laquelle il raconte tout ça.

C'est donc une histoire très bien ficelée, qui garde son mystère jusqu'au bout, ce qui tient le lecteur en haleine du début à la fin. Le roman se déroule sur quelques heures, quelques heures pour l'histoire de toute une vie.

Ma note : 4/5 




mardi 19 mai 2015

Hollow City (Miss Peregrine et les enfants particuliers 2)



Les enfants particuliers sont désemparés : Miss Peregrine, changée en oiseau, est prisonnière de son état, suite à l'attaque des Estres, des âmes damnées. Ils n'ont plus qu'un espoir : trouver une Ombrune susceptible de redonner à la directrice de l'orphelinat sa forme humaine. 
Après avoir essuyé une tempête entre Cairnholm et le continent, le petit groupe d'enfants échoue sur une rive de Grande - Bretagne, en 1940, alors que la Seconde Guerre mondiale fait rage. Aussitôt pris en chasse par des Estres déguisés en soldats, ils se réfugient in extremis dans une boucle temporelle. Là, vit une curieuse ménagerie d'animaux singuliers. Parmi eux, Addison, un chien parlant, leur apprend que Miss Wren, la dernière Ombrune en liberté, est partie libérer ses soeurs à Londres. Il devient urgent pour les enfants particuliers de rejoindre la capitale. 


J'avais adoré le Tome 1, c'était un vrai coup de coeur. Moi qui lit très rarement des "sagas", j'avais hâte de lire la suite.

On retrouve Jacob et ses nouveaux amis en 1940, s'enfuyant de leur île pour la Grande - Bretagne. Ils doivent aller à Londres pour trouver une Ombrune qui pourrait aider Miss Peregrine à reprendre sa forme humaine.
Leur périple n'est pas sans obstacles, loin de là. Les Estres se cachent partout, il faut être vigilant, constamment sur ses gardes pour ne pas se faire piéger.
Arriveront - ils à destination à temps? Miss Peregrine sera - t - elle sauvée?

Ce tome est plus dans le "fantastique" que le premier. La rencontre avec un chien parlant et une ému-rafe par exemple... J'ai du mal à accrocher avec ce genre de choses. Peut - être mon imaginaire n'est - il pas assez développé? Peut - être suis - je trop terre - à - terre?

Même si ces passages n'étaient pas ma tasse de thé, j'ai encore une fois été embarquée par le rythme de l'histoire. J'ai lu aussi vite que je pouvais comme si cela allait aider les enfants à aller plus vite. Haletante, j'avais peine à reprendre mon souffle. C'est dingue comme on peut s'attacher à cette histoire, à ces enfants...

Grande erreur de ma part : dans mon billet concernant le tome 1 , j'ai omis de parler des photos. Ces romans sont illustrés de photos, de vraies photos recueillies dans divers endroits, des photos qui donnent plus de poids à l'histoire, qui rendent les personnages et la fiction plus proches de nous.

Ma note : 4/5


lundi 18 mai 2015

Les Carnets de Cerise Tome 2 : Le livre d'Hector


J'avais beaucoup aimé le Tome 1 donc je me suis lancée sans hésiter dans ce deuxième tome.

J'aime toujours autant les dessins et les couleurs. On est comme plongés dans un petit cocon.

Dans ce tome, Cerise est en vacances et ses amies ne sont pas là. Elle s'ennuie un peu, elle cherche donc une personne mystérieuse à observer. Après avoir jeté son dévolu sur une vieille dame, qui prend le bus tout le temps le même jour, à la même heure, elle attend le retour de ses amies pour commencer son enquête. 
Erica et Line sont ravies de revoir leur amie Cerise mais un peu moins de savoir qu'elle va les embarquer encore une fois dans ses histoires. 

Cerise va donc tenter de percer le mystère de cette vieille dame. Elle découvre qu'elle emprunte toutes les semaines le même livre, depuis des années. Mais pourquoi?
Ses recherches, qui lui prennent tout son temps, va l'éloigner peu à peu de ses amies, qui lui reprochent de ne plus être disponible pour elles.
Parallèlement à cela, Cerise entretient toujours des relations relativement compliquées avec sa mère.

L'intrigue est assez sympathique et le dénouement est très romantique. C'est une belle histoire.
Les disputes entre filles, j'aime un peu moins, ce n'est plus de mon âge... mais ça fait partie de la vie à cet âge et ça doit certainement beaucoup plaire aux jeunes lectrices, tout comme les relations quelque peu conflictuelles entre mère et fille. Les jeunes filles doivent y trouver leur compte. Rajouter à cela un peu d'aventure et de romantisme et le tour est joué.

Dans ce tome, Cerise m'a un peu agacée et je partage le point de vue de sa copine Erica. Je l'ai trouvée, peut - être pas hautaine mais un peu fière, qui se donne un peu trop d'importance. Mais ça n'enlève en rien le charme de cette bande - dessinée. 

Je ne crois pas en avoir parlé pour le Tome 1 mais j'apprécie beaucoup le rajout de pages de carnet écrites par Cerise accessoirisées de photos et de petits dessins. Ils jouent le rôle de prologue et d'épilogue notamment et je trouve que cela fait son petit effet. 

Ma note : 4/5

L'avis d'Emeline : ici

dimanche 17 mai 2015

7 jours et des merveilles #51

Ma semaine en mots et en images pour Madame Parle

Une douce semaine où l'on a pu ressortir vite fait les robes...mais pas longtemps car les températures n'étaient pas très chaudes. 

J'ai changé la chambre de Petite M. et j'ai vraiment commencé sa déco : du tricotin, des guirlandes...et c'est pas fini. (C'est jamais fini)

A. a subi un grand changement cette semaine : terminé la tétine depuis Mercredi soir ! Depuis qu'elle l'a oubliée à l'école en fait... J'espère qu'elle ne la retrouvera pas demain car c'est tellement bien parti. Surtout qu'elle dit à tout le monde que c'est une grande fille (mais qu'elle demandera sa tétine à la maîtresse! lol).

Cette semaine, on a testé les frites de courgette mais ça n'a pas fait l'unanimité. Ceci dit, les repas pour A. se passent beaucoup mieux!

Et sinon : "Moi je pleurais parce que je tristais". Oui, du verbe "trister" évidemment...


Un nouveau cintre en tricotin pour la chambre de Petite M.


Des étoiles et des coeurs pour faire des guirlandes.


Quand A. choisit ses vêtements...


Les bulles, les bulles ! 


Pose...


Remède anti - déprime


Chambre de fille


Regarder ses mobiles

Très bonne semaine à vous ! 

vendredi 15 mai 2015

Chrysis



Quatrième de couverture : Paris, 1925, Gabrielle "Chrysis" Jungbluth, âgée de 18 ans, entre à l'atelier de peinture des élèves femmes de l'Ecole des beaux - arts pour travailler sous la direction de Jacques Ferdinand Humbert, qui fut le professeur de Georges Braque. Exigeant, colérique, cet octogénaire, qui règne depuis un quart de siècle sur la seule école de peinture ouverte aux femmes, va vite réaliser que Chrysis n'est pas une élève ordinaire. Précoce, ardente et véritablement talentueuse, cet esprit libre et rebelle bouscule son milieu social et un monde de l'art où les hommes ont tous les privilèges. Elle va bientôt se perdre dans des plaisirs désinvoltes et devenir l'une des figures de la vie nocturne et émancipée du Montparnasse des Années folles. C'est là qu'elle va rencontrer Bogey Lambert, cow - boy américain sorti de la Légion étrangère, et vivre un amour fou.

Le roman commence dans le Colorado où l'on fait connaissance avec Bogart Lambert. A peine sorti de l'adolescence, Bogey, comme on l'appelle, décide de rejoindre la France pour y intégrer la Légion étrangère afin de combattre aux côtés des Alliés. Avec Crazy Horse, son cheval, il part donc vers un terrible voyage.
De son côté, Gabrielle mène une vie paisible auprès de ses parents. Elle dessine aux côtés de son père qui peint les paysages alentour, avant qu'il ne parte lui aussi à la guerre...
La guerre terminée et le colonel revenu, il lui raconte la belle histoire de guerre que sa fille veut entendre : celle d'un courrier cow - boy et de son cheval.

J'ai beaucoup aimé ces pages où l'on découvre les personnages principaux de ce roman. Bogey est un jeune homme charmant, que l'on aime tout de suite. Il est courageux et déterminé, on le suit avec passion galoper vers sa destinée.
Gabrielle est une jeune fille délicieuse, pleine de vie et d'énergie et qu'on envie. Elle a tout pour elle: des parents aimants, une jolie maison et une passion, l'art.

C'est ainsi que Gabrielle intègre l'Ecole des beaux - arts dont l'atelier des femmes est dirigé par un vieil homme réputé pour sa dureté. Gabrielle n'a pas froid aux yeux et tout en apprenant les techniques liées à la peinture, elle cherche son propre style, quitte à s'éloigner des convenances de l'époque. Pour faire vivre sa peinture, elle cherche à vivre elle - même. Vivre des expériences inconnues jusque là et d'où jaillira la véritable "Chrysis", deux femmes en une seule.
De son côté, Bogey arrive à Montparnasse après cinq ans vécus hors de la France. C'est là qu'il rencontrera Chrysis, la femme de sa vie...

Bogey est toujours ce charmant jeune homme, gentleman, plus mature mais aussi plus grave et aux sentiments enfouis en lui. Je garde de lui l'image d'un homme presque parfait, peut - être trop beau pour être vrai.
On découvre la face cachée de Gabrielle, bien au - delà des convenances exigées par son milieu : sa fougue, sa soif de liberté, une impudeur mais sans vulgarité.
On s'attache énormément à ce couple, en vivent leur passion. Il s'en dégage une intense sincérité, un charme absolu.
J'ai beaucoup aimé me plonger dans ce quartier des artistes, j'aurai bien aimé y être aussi. Un lieu plein de vie et de gaieté...peut - être suis - je aussi naïve que Gabrielle à un moment donné?

Chrysis a réellement existé, l'auteur a fait de nombreuses recherches sur cette artiste. Mais ce n'est pas une biographie, c'est une histoire romancée. Et une bien jolie histoire ! Même la raison de l'écriture de ce roman, que je vous laisse découvrir dans le préambule, est une bien "jolie" raison.

Ma note : 4/5 mais tout proche du coup de coeur!


mercredi 13 mai 2015

Toutes les barques s'appellent Emma



Quatrième de couverture : "Seuls les livres sauveront les hommes des tourments causé par les femmes!".
Tel est le crédo de Stève, un libraire qui tente d'échapper à sa compagne. Il trouve refuge à la Chandelle Verte, une petite librairie en perdition dirigée par un certain Jean Achab, dit le Cap'taine. Là, protégé par les livres, il se sent en sécurité. Mais le danger peut venir de l'intérieur : il a baissé sa garde et tombe sous le charme de Sophie (qui veut qu'on l'appelle Emma, à cause de Flaubert), une jeune stagiaire homosexuelle. La voilà bientôt enceinte et le libraire au seuil de neuf mois chaotiques.
A la fois fable et farce, ce roman oscille sans cesse entre légèreté et gravité. Il est surtout une formidable déclaration d'amour à la littérature. 


Stève sort d'une histoire d'amour passionnelle et compliquée et trouve un travail de libraire ou d'"épicier culturel". Il se jette à corps perdu dans son métier et plus particulièrement dans les livres car les livres ne font pas de mal, ils ne déçoivent pas et l'amour des livres est le seul qui dure pour toujours. Là - bas, il rencontre Emma et entame une fois de plus une relation instable et pour ainsi dire peu conventionnelle.

Ce que j'aime chez Stève, c'est son amour des livres. Combien de fois ne me suis - je pas retrouvée dans ses états d'esprits, ses ressentis. Ce que je n'aime pas chez Stève : son incapacité à relever le défi de sa vie. Peut - être parce que je me sens trop proche de lui, moi qui n'ait jamais réalisé non plus les choses que je voulais? Finalement, il me ressemble assez même si c'est un homme. De même, et peut - être pour les mêmes raisons, je me suis lassée de voir sans cesse répéter que c'est un écrivain râté qu'on aura vite fait d'oublier. Oui, à force, on a compris et puis, c'est un peu déprimant non?

Je me suis demandée pourquoi il était avec Emma. Une drôle de fille : jeune et droguée, vive et inscouciante, intelligente et franche, fantaisiste et rêveuse... Ils ne vont pas du tout ensemble, ils sont très différents. D'ailleurs, elle se demande elle - même pourquoi... J'ai à la fois aimé et détesté ce personnage.

Enfin, c'est un recueil de références en littérature. Et franchement, mis à part quelques noms, je ne connaissais rien. C'était donc des passages que je lisais comme si je lisais du russe... Et faut dire qu'il y en a beaucoup quand même! De vraies références, mais aussi des fausses... Des noms tellement invraisemblables que j'ai été obligée d'aller chercher sur le net pour m'apercevoir que certains existaient réellement. Pour le prix Cornichon, c'est une autre histoire...

Beaucoup de subtilités (pas toujours assimilées), beaucoup d'humour et beaucoup d'amour (des livres).

Ma note : pas simple de mettre cette note. Mes sentiments sont mitigés... J'ai adoré tout ce qui touchait à la passion des livres mais j'ai été déstabilisée par les nombreuses références que je n'avais pas. Je mets 3/5 ou peut - être 3+. 

mardi 12 mai 2015

Profanation



Quatrième de couverture : Sur le bureau de l'inspecteur Carl Morck, chef du département V, le dossier d'un double meurtre commis en 1987 et impliquant une bande de fils de famille, innocentée par les aveux "spontanés" d'un des leurs. Morck s'aperçoit que l'affaire a été hâtivement bouclée et décide de reprendre l'enquête. 
Cercles fermés des milieux d'affaires, corruption au plus haut niveau, secrets nauséabonds de la grande bourgeoisie...Adler - Olsen mêle suspense implacable et regard acerbe sur son pays. 

Dans les premières pages, on découvre Kimmie, une femme qui vit dans la rue. Puis Ditlev, un homme riche et agressif qui, apparemment, connaît Kimmie. Et enfin, Carl Mocke, qui voit sur son bureau un dossier arrivé là comme par magie...un dossier relatant une vieille affaire classée.
Ces premières pages ne m'ont pas permises de rentrer dans l'histoire. Pourtant, j'aime pouvoir être happée par une intrigue dès le début. Ce n'est qu'après la présentation de tous les protagonistes que j'ai pu lire ce polar avec plus d'intérêt.

J'ai rencontré une principale difficulté : les noms de rue et de lieux imprononçables danois ! Je butais à chaque fois dessus si bien que j'ai fini par les survoler. Malheureusement, à moins de changer le roman de pays et l'auteur, d'origine, on n'y peut pas grand chose.

Ensuite, les personnages : on sait d'emblée qui sont les "méchants", ce qui est plutôt assez original. Le but n'était donc pas de savoir qui était coupable mais plutôt comment. Tout de suite, je les ai détesté. D'habitude, dans les polars, on connaît les crimes sans savoir qui les a commis. On ne les aime jamais trop ces gens - là mais tant qu'on ne sait pas qui ils sont, on a personne à détester. En revanche, ici, les personnages ont un nom, un visage dès le début. On connaît leur mode de vie et leur façon d'être et d'agir. Ils sont antipathiques et révoltants. J'ai eu un sentiment désagréable de dégoût à chaque fois que je lisais un chapitre les concernant.
Le personnage de Kimmie laisse un sentiment ambivalent. Une jeune femme blessée par la vie qui nous inspire de la compassion et à qui on s'attache mais qui porte tellement de violence en elle qu'on ne peut pas tout à fait l'aimer non plus. Et pourtant... Je crois que c'est mon personnage préféré dans ce thriller : une âme torturée, psychologiquement instable, incapable d'aimer malgré l'amour qu'elle porte en elle...
Enfin, les "flics". Carl Mocke est l'archétype de l'inspecteur de police que l'on voit dans les thrillers. Celui qui ne va rien lâcher quitte à se mettre à dos ses supérieurs ; qui va être mis à pied mais qui va continuer son enquête quand même ; qui va travailler d'arrache - pied jusqu'à avoir des cernes sous les yeux. Un profil "bateau" que j'ai moyennement apprécié même s'il est sympathique. Tout comme son subordonné, Assad, un type assez drôle tout en étant compétent.

Comme je le disais, l'intrigue est assez originale puisqu'on reconstitue les crimes "à l'envers", les coupables étant connus. Au fil des pages, on remonte dans le passé et on reconstitue le fil des évènements.
Je ne dirais pas qu'il ne mérite pas d'être lu mais en ce qui me concerne, il ne m'a pas fait "vibrer".

Ma note : 3/5


Ce roman participe au challenge 1 pavé par mois (572 pages). 
C'est donc mon deuxième pavé ce mois - ci. 





lundi 11 mai 2015

Miss Peregrine et les enfants particuliers


Jacob Portman, 16 ans, écoute depuis son enfance les récits fabuleux de son grand - père. Ce dernier, un juif polonais, a passé une partie de sa vie sur une minuscule île du pays de Galles, où ses parents l'avaient envoyé pour le protéger de la menace nazie. Le jeune Abe Portman y a été recueilli par Miss Peregrine Faucon, la directrice d'un orphelinat pour enfants "particuliers". Selon ses dires, Abe y côtoyait une ribambelle d'enfants doués de capacités surnaturelles, censées les protéger des "Monstres". 
Un soir, Jacob trouve son grand - père mortellement blessé par une créature qui s'enfuit sous ses yeux. Bouleversé, Jacob part en quête de vérité sur l'île si chère à son grand - père. En découvrant le pensionnat en ruines, il n'a plus aucun doute : les enfants particuliers ont réellement existé. Mais étaient - ils dangereux? Pourquoi vivaient - ils ainsi reclus, cachés de tous? Et s'ils étaient toujours en vie, aussi étrange que cela paraisse...

J'avais repéré ce roman pour jeunes adultes sur la blogo il y a déjà un moment, si bien que je ne me rappelais même plus du pitch quand je l'ai emprunté. Ceci dit, je n'ai pas été déçue.

Dans les premières pages, on fait la connaissance de Jacob, un ado assez solitaire mais très proche de son grand - père. Depuis qu'il est petit, ce dernier raconte des histoires à Jacob, des histoires qu'il a lui - même vécu quand il était plus jeune, mais qui paraissent complètement irréelles. Jacob se demande si finalement toutes ces histoires ne sont pas que des histoires justement et il finit par ne plus y croire. Jusqu'au jour où son grand - père meurt et qu'il aperçoit, dans le noir, un horrible monstre. Est - ce son imagination? Et que voulait lui dire son grand - père, juste avant de mourir?
Il faut qu'il en ait le coeur net : Jacob décide d'aller là où son grand - père a vécu, là où se sont passées ces fameuses histoires à dormir debout. Que va - t - il découvrir?

Je pensais que ce genre de lecture n'était pas pour moi. J'avais tort! Ce roman est tout simplement addictif, je ne voulais plus le lâcher tellement il est prenant.
Je "courais" à perdre à haleine en tournant les pages tout comme Jacob, poursuivant une jeune fille dans les marécages. Je rentrais dans la maison en ruines avec lui, en faisant bien attention et en retenant mon souffle. J'ai regardé, émerveillée, les enfants vivre dans leur jardin fleuri. J'ai eu des dilemmes (je viens d'apprendre que "dilemne" était une erreur orthographique) à résoudre et des mensonges à proférer. Vous l'avez compris, on suit Jacob, on est Jacob, on vit Jacob...

C'est une histoire merveilleusement racontée, mystérieuse et envoûtante ; des personnages extrêmement attachants que l'on voudrait protéger ; une atmosphère tantôt lugubre, pesante et lourde, tantôt joyeuse et pleine de vie. Les sentiments ne sont pas épargnés : la solitude, l'amour, l'amitié, la peur, le deuil...

Je crois que ce roman m'a plu car le fantastique n'est pas tant présent que cela. Disons que ce qui est sensé être du fantastique finalement ne l'est même plus vraiment car on y croit. Bon, mis à part les monstres bien entendu, moi j'ai bien aimé croire à l'existence de ces enfants. C'est un roman classé fantastique mais qui ne va pas dans le fantaisiste, il s'approche au plus près du réel.

J'ai déjà le tome 2 dans ma PAL !

Ma note : 5/5


Roman coup de coeur ! 

Ce roman participe au Challenge 1 pavé par moi chez Bianca.






dimanche 10 mai 2015

7 jours et des merveilles #50

Ma semaine en mots en images pour Madame Parle.

J'appréhende souvent les semaines comme celles - ci où je suis seule avec les filles l'après - midi et en soirée. Pourquoi? Peur de devoir râler, gronder, crier...
Mais A. a été très sage et c'est tout de suite plus agréable. Surtout qu'on n'a pas pu beaucoup sortir à cause du temps. A priori, le beau temps arrive, espérons! 

En plus, elle a plutôt bien mangé cette semaine et a goûté d'elle - même.
On a testé : 
- le gratin de poisson avec des carottes Vichy (je n'ai pas le lien) et elle a tout mangé, c'est un exploit. 
- le clafoutis au thon : elle a laissé les morceaux de tomate de côté...
gratin de chou - fleur, béchamel au curry auquel j'ai rajouté des morceaux de filet de poulet. 

Je crois qu'en fait, elle aime les plats épicés et/ou goûteux. Mais je commence à être à court de recettes...
En ce moment, c'est mon principal sujet de préoccupation : trouver des recettes avec des légumes!

Sinon, j'ai pas mal rattrapé mon retard sur mes billets lecture et je me prépare pour le mois de Juin pour le mois anglais.
J'ai présenté deux romans : 
et deux bandes - dessinées : 

Petite M continue son petit bout de chemin et à essayer de mettre sa main entière dans sa bouche...et toujours fan de sa grande soeur!

A. nous fait beaucoup rire et a quelques problèmes de conjugaison: 
-"J'ai chaud!"
- "Ben mets toi à poil"
- "Mais j'ai pas de poils".

- "Quand j'étais petite, moi aussi je boyais du lait".

Je vous souhaite une belle semaine, je vous laisse avec les photos de la semaine!


Un bout de bébé...


Oh, ma grande soeur! 


Rigoler avec maman


On a goûté la pâte à tartiner Banania et c'est bon! 


Un selfie de filles ! 


Une photo étrange...


J'ai tricotiné! 


Encore une photo de soeurs! 


jeudi 7 mai 2015

Mauvais genre ( Challenge )


Quatrième de couverture : Paul et Louise s'aiment, Paul et Louise se marient, mais la Première Guerre mondiale éclate et les sépare. Paul, qui veut à tout prix échapper à l'enfer des tranchées, devient déserteur et retrouve Louise à Paris. Il est sain et sauf, mais condamné à rester caché dans une chambre d'hôtel. Pour mettre fin à sa clandestinité, Paul imagine alors une solution : changer d'identité. Désormais, il se fera appeler...Suzanne. Entre confusion des genres et traumatismes de guerre, le couple va alors connaître un destin hors norme.
Inspiré de faits réels, Mauvais Genre est l'étonnante histoire de Louise et de son mari travesti qui se sont aimés et déchirés dans le Paris des Années folles. 

Je continue mon immersion dans la bande - dessinée et le roman graphique mais cette fois, pour adultes avec l'histoire de Paul et Louise, un couple victime de la Grande Guerre.

Paul déserte l'horreur de la guerre et va retrouver sa femme Louise. N'en pouvant plus de rester enfermé dans une chambre d'hôtel, il lui vient l'idée de se "déguiser" en femme. Ainsi relooké, il peut enfin sortir et même trouver du travail.
Paul, devenu Suzanne, va finalement s'habituer jusqu'à se plaire dans cette nouvelle vie. Il va se faire aimer voire idolâtrer par les autres femmes, tout en s'éloignant peu à peu de la sienne. Ainsi vêtu, il va se découvrir également un potentiel sensuel et sexuel très fort qui va l'emmener dans des contrées obscures et des expériences nouvelles. Une vie bien loin de ce qu'il pouvait imaginer lorsqu'il avait épousé Louise, pour le meilleur et pour le pire.
Louise, quant à elle, soutient son mari depuis le début et s'accroche à ce qui peut encore exister entre eux, tentant de se rapprocher de lui au fur et à mesure qu'il s'éloigne. Mais Louise ne peut lutter contre les démons qui pourchassent Paul depuis la guerre...
L'amour est - il plus fort que tout? L'amour est - il plus fort que la guerre? La guerre a changé les hommes, ils portent en eux des sentiments et des peurs que nous ne pouvons comprendre.

Je n'ai pas beaucoup aimé les illustrations mais force est d'admettre qu'il étaient en extrême concordance avec l'histoire. Une dominante de noir et de rouge et très peu, voire presque pas de couleurs. Le rouge que l'on peut associer au sang et à la colère ainsi qu'à la passion et à la sexualité, autant de thèmes présents dans ce roman graphique. Il est sombre et ce n'est pas léger qu'on sort de cette lecture.
Les traits des personnages sont parfaitement dessinés en fonction des sentiments qu'ils expriment, ils sont même parfois exagérés.

France 2 a rencontré Chloé Cruchaudet et je transmets ici les mots que j'ai retenus : Elle a choisi, pour ce travail, la technique du fusain qui reflète l'atmosphère sombre de Paris de l'entre - deux guerres. Elle ne choisit pas le dessin le plus beau mais celui qui est le plus expressif, qui a le plus de mouvement. 

Je ne regrette pas cette lecture malgré l'obscurité quasi permanente dans laquelle elle m'a plongée.

Ma note : 3/5 (pour les dessins qui n'étaient pas à mon goût)




mercredi 6 mai 2015

Monsieur est mort



Quatrième de couverture : A la mort de son père, Vincent quitte l'Inde où il vit depuis quinze ans pour revenir à Paris. Telle une bombe à retardement, cette disparition fait resurgir du passé des traumatismes enfouis. 
Ce retour sera - t - il le déclencheur pour que se brisent enfin les tabous, que soient dévoilés les secrets et les non - dits familiaux? 
Un roman sur la culpabilité, le pardon et le pouvoir de destruction du silence. 

Vincent arrive à reculons à Paris. Il n'a aucune envie d'être là. S'il revient, après une absence de quinze ans, ce n'est pas parce qu'il souhaite assister aux obsèques de son père mais parce qu'il a senti, au téléphone, combien sa mère avait besoin de sa présence. 

Nous suivons donc Vincent dans ses déambulations dans les rues parisiennes, dans ses réflexions et dans ses souvenirs. Un rien, dans cette ville, lui rappelle un souvenir d'enfance, heureux ou malheureux : la carte des desserts au restaurant et la tarte aux fraises préférée de son père ; le banc au fond de la cour et les mots gravés par son frère ; la devanture d'un salon de thé et sa première overdose, etc...

Vincent vient de la haute société. Son père, héritier d'une immense fortune, n'a jamais travaillé. Les enfants n'ont manqué de rien et avaient un montant d'argent de poche qu'on aimerait bien avoir pour salaire! Ils n'ont manqué de rien...sauf de leurs parents. 
Vincent décrit longuement les relations qu'il entretenait avec sa mère, son désir de tendresse, ses multiples efforts pour tenter d'attirer son attention, son besoin d'amour... Maintenant, ce sont des sentiments contradictoires qu'il éprouve pour elle.
Vincent a trois frères dont un pour qui il éprouve un amour et une admiration sans limites, Gabriel. Mais Gabriel n'est plus là. Jusqu'au bout, on se demande ce qui lui est arrivé malgré de fortes présomptions.

La force de ce roman, ce sont les sentiments qu'il contient et qu'il implique. Ouvrir ce roman, c'est faire la place aux émotions. On verrait presque les mots en sortir, des larmes en surgir et des petites bulles de souvenirs voler.
Vincent est parti pour ne plus rien éprouver mais revenir sur les lieux de son enfance et des drames qui y ont eu lieu vont raviver de fortes émotions. Nous plongeons avec lui dans ses souvenirs, tentant de comprendre ce qui l'a poussé à s'en aller. Des secrets, des mots jamais prononcés ont porté préjudice à cette famille. Le cliché "L'argent ne fait pas le bonheur" n'a jamais été aussi bien décrit.

Il ressort tellement de nostalgie, de mélancolie et de tristesse dans ce roman qu'on pourrait tomber dans la déprime. Malgré tout, la plume de Karine Silla est belle et on la suit sans presque s'arrêter.

Ma note : 4/5

De pourpre et de soie

Londres, 1939. Quand Ada commence à travailler au sein d'un atelier de mode de Dover Street, la belle jeune femme rêve d'une carriè...