mercredi 3 janvier 2018

Nymphéas noirs

Le jour paraît sur Giverny.
Du haut de son moulin, une vieille dame veille, surveille. Le quotidien du village, les cars de touristes...Des silhouettes et des vies. Deux femmes en particulier, se détachent: l'une, les yeux couleur nymphéa, rêve d'amour et d'évasion; l'autre, onze ans, ne vit déjà que pour la peinture. Deux femmes qui vont se trouver au coeur d'un tourbillon orageux. Car dans le village de Monet, où chacun est une énigme, où chaque âme a son secret, des drames vont venir diluer les illusions et raviver les blessures du passé...


Nymphéas noirs, c'est d'abord une belle couverture. C'est déjà bien...

J'ai déjà lu plusieurs livres de Michel Bussi et je trouve que celui-ci est légèrement différent des autres. J'y ai trouvé l'atmosphère un peu "vieillotte". N'y voyez pas un commentaire négatif mais plus un ressenti. Cela du fait de la temporalité du roman. Je ne voudrais pas trop en dire car en précisant trop de faits, j'ai un peu peur de dévoiler les secrets de ce roman. 

La vieille dame qui raconte cette histoire vit dans un moulin qui borde le village de Giverny. Elle est assez mystérieuse et d'ailleurs on la prend souvent pour une "sorcière" mais elle a beaucoup d'humour. Et surtout, chez elle, se trouve un fabuleux tableau. Celui que tout le monde cherche. Mais personne n'ose aller chez la vieille dame. 

Stéphanie est la maîtresse de l'école. Elle est jeune et jolie et son charme se répand un peu partout: surtout sur le nouveau flic, celui qui vient enquêter au village. Elle initie celui-ci aux plaisirs de la lecture: Aurélien de Louis Aragon, tient une place importante dans ce roman (il faudra d'ailleurs que je le lise).

Fanette est une fillette qui vit seule avec sa mère. Elle est passionnée de peinture et participe à un grand concours international. Mais un terrible drame attend son heure...

Trois portraits de femmes entremêlés: toutes différentes, elles sont pourtant étroitement liées.

J'étais un peu perdue parfois dans ce roman: entre les personnages et les faits. Puis tout s'est éclairé au dénouement et je me suis dit: quel génie! Oui, ça y est, maintenant je comprends...et de faire tous ces rapprochements que je n'avais pu faire alors. 

Le lieu de l'intrigue est bien sûr sublime. On imagine parfaitement l'abondance de fleurs, le calme apparent perturbé par tous les touristes, un petit village charmant et paisible. Cela donne même envie d'y aller (avec un bouquin d'Aragon du coup!). 

Ce n'est pas un coup de coeur non plus (l'ambiance m'a un peu dérangée, c'était assez étrange, comme une impression d'arriver - pardonnez-moi l'expression- chez des ploucs). 

Hop hop hop, une page au hasard...page 205, extrait: "L'agent Ludovic Maury a écouté les injonctions musclées de son supérieur avec l'attention lassée d'un footballeur remplaçant dans un vestiaire. Le soleil dans son dos est en train de lui rôtir la nuque. Pendant le brainstorming, il a détaillé une nouvelle fois les photographies de la scène de crime étalées devant lui: le ruisseau, le pont, le lavoir. Le corps de Jérôme Morval, les pieds sur les berges et la tête dans l'eau."

Lu dans le cadre du challenge Thriller et Polar



1 commentaire:

  1. Merci pour ta participation.
    Je suis retournée à Giverny en octobre, juste avant la fermeture de la maison de Claude Monet - les derniers beaux jours.

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