mercredi 22 février 2017

La Reine de la Baltique

Un corps retrouvé sur une plage de l'île de Sandhamm, au large de Stockholm...Suicide ou noyade?
L'inspecteur Thomas Andreasson, un habitué de ce petit bout de terre jusqu'alors paradisiaque, est chargé de l'enquête. Nora Linde, une amie d'enfance devenue avocate, lui propose son aide. Mais l'été vire au cauchemar quand une femme est assassinée dans sa chambre d'hôtel.
Et si, désormais, plus personne n'était à l'abri?




"La nouvelle Camilla Läckberg", voici ce que j'ai vu avant de commencer cette lecture. Quelle pression pour ce petit roman policier du Nord. Alors, info ou intox? 

Carte d'identité :
Personnages principaux : Thomas, le flic, Nora, l'amie d'enfance, conseillère juridique.
Enquête : Un corps relâché par la mer, et un autre corps dans une chambre d'hôtel. Deux personnes de la même famille. Certainement pas une coïncidence. 
Lieu : une île suédoise. 
Coupable : ah ah...

Les personnages principaux sont chouettes. Un flic assez jeune et élégant, sympa et célibataire ! Un beau potentiel en somme et on sait alors que c'est bien une femme qui a écrit ce roman. En tous cas, cela change des vieux flics gros et transpirants qui ont du mal à courir derrière leurs suspects (mais qui y arrivent tout de même parce qu'ils sont trop forts et qu'il faut bien qu'ils arrêtent le coupable). Sur ce point, un gros point commun avec cette chère Camilla. Sauf que Thomas revient de loin et traîne derrière lui de belles casseroles, ce qui le rend d'autant plus sympathique...Nora, l'amie d'enfance va prendre un sacré pouvoir dans l'enquête, là encore, gros point commun avec le personnage d'Erica de Camilla Läckberg, qui n'est pas enquêtrice non plus à la base. Nora a une vie privée compliquée en ce moment et le fait de se changer les idées tombe à pic!

L'enquête en elle - même ne m'a pas plu. Les victimes m'ont laissées indifférentes ainsi que leur histoire. Je n'y est pas trouvé beaucoup d'intérêt. Je vais peut - être être dure et paraître vraiment froide et complètement inhumaine mais je m'en fichais complètement de savoir pourquoi ils étaient morts, d'où mon manque d'intérêt j'imagine. 

Le lieu par - contre était vraiment particulier et plaisant. Les descriptions de l'auteure nous emmènent vraiment sur cette île lointaine. On imagine bien le décor et l'ambiance d'une île est parfaitement transmise. L'isolement, la solitude mais aussi la proximité des gens, leur attachement à leur île. 

Le coupable quant à lui est beaucoup trop évident. Je n'ai pas l'habitude de faire ce genre de reproches car je ne cherche pas à décrypter les indices, préférant me laisser porter par le suspense. Selon moi donc, ce roman manque cruellement de suspense même si toutes les étapes d'un roman policier sont suivies. 

Enfin, pour répondre à ma question initiale, je dirai : intox. Non, ce n'est pas la nouvelle Camilla Läckberg même si elle semble vouloir s'en approcher indéniablement. 

Lu dans le cadre du Défi Lecture 2017, Catégorie 14 : Le premier livre d'un auteur

Et du challenge Polar et Thriller chez Sharon



mardi 21 février 2017

Les derniers jours de Rabbit Hayes

Quand Mia, surnommée affectueusement Rabbit, entre en maison de repos, elle n'a plus que neuf jours à vivre. Tous ses proches sont présents à ses côtés pour la soutenir. Jack et Molly, ses parents, incapables de dire adieu à leur enfant, Davey et Grace, son frère et sa soeur, qui la considèrent toujours comme la petite dernière de la famille, Juliet, sa fille de douze ans qu'elle élève seule, et enfin Marjorie, sa meilleure amie et confidente. Au fur et à mesure que les jours passent et que l'espoir de la sauver s'amenuise, sa famille et ses amis sont amenés à s'interroger sur leur vie et la manière dont ils vont continuer sans celle qui leur apporte tant.
Car, si Rabbit a elle - même perdu la bataille, celle - ci ne fait que commencer pour son entourage.


Le sujet de la maladie et notamment du cancer est assez particulier et très sensible, en tous cas pour moi. Je ne suis pas très à l'aise avec ce sujet. J'ai choisi ce livre pour la beauté de sa couverture et pour le lieu de l'histoire : Dublin. 

Ce roman raconte les derniers jours de Rabbit, comme l'indique très justement le titre. Ses proches sont à ses côtés pour la soutenir dans cette épreuve. Mais l'épreuve est finalement plus difficile pour eux, surtout pour Juliet qui va perdre sa maman à seulement douze ans. La question qui est sur toutes les lèvres est alors la suivante : que va devenir Juliet? Qui de son oncle, de sa tante ou de ses grands - parents va la prendre? 

Je passerai très vite sur les personnages : les parents de Rabbit, simples et aimants, très proches de leurs enfants et la mère très croyante. Grace la soeur de Rabbit, heureuse en couple et avec ses quatre garçons. Davey, le frère célibataire qui vit à l'autre bout du monde, distant mais aimant. Juliet, la fille, proche de sa maman, qui a joué un rôle de "grande" pour s'occuper de sa maman malade. 
Ils sont tous sympas, rien à dire là - dessus ... mais plats, tellement plats ... 
Les derniers jours d'une personne en soins palliatifs, ce doit être chargé d'émotion j'imagine. D'ailleurs, tous les personnages de ce roman passent par un tas d'émotion. Mais pas moi. 

Rabbit a recours à beaucoup de médicaments pour soulager ses nombreuses douleurs. Elle dort beaucoup. Et lorsqu'elle dort, elle LE voit. Johnny. 
Rabbit plonge dans ses souvenirs d'adolescente, lorsqu'elle écoutait sans bruit Davey et son groupe de musique jouer dans le garage. Johnny était le leader du groupe. Il était son ami. Elle l'aimait. 
Ces passages là étaient de loin mes préférés. L'émotion est venue ICI, dans l'histoire émouvante de Rabbit et de Johnny. 

J'ai indiqué précédemment avoir choisi ce roman pour son lieu, l'Irlande et en particulier Dublin. Finalement, l'histoire aurait pu se dérouler n'importe où. Je ne me suis pas vue plus en Irlande qu'ailleurs. Mis à part que sa mère et que Johnny sont des personnages très croyants, ce qui est pour moi la seule spécificité que j'ai remarqué. Je ne m'attendais pas non plus à un cours d'histoire mais bon, ça aussi, c'était plat. 

Dommage, je pense que ce roman mérite mieux mais c'est comme ça. La lecture est simple, on avance vite. Mais il manque quelque chose. Petite précision tout de même : j'ai presque pleuré à la fin. 

Lu dans le cadre du Défi Lecture 2017, Catégorie 19 : Un livre qui se déroule dans une capitale. 

lundi 20 février 2017

Love letters to the dead

Tout a commencé par une lettre...
Une simple rédaction demandée par un prof : écrire à un disparu. Laurel a choisi Kurt Cobain, parce que sa grande soeur May l'adorait. Et qu'il est mort jeune, comme May. Si elle ne rend jamais son devoir, très vite, le carnet de Laurel se remplit de lettres à Amy Winehouse, Heath Ledger...A ces confidents inattendus, elle raconte sa première année de lycée, sa famille décomposée, ses nouveaux amis, son premier amour. Mais avant d'écrire à la seule disparue qui lui tient vraiment à coeur, Laurel devra se confronter au secret qui la tourmente, et faire face à ce qui s'est vraiment passé la nuit où May est décédée.




Une si jolie couverture ne peut que donner envie de lire ce roman. C'est la première chose que l'on voit et celle - ci m'a vraiment inspirée. C'est le genre de couverture qui me donne envie de lire sans même prendre connaissance de la quatrième.



Une quatrième de couverture qui résume bien ce roman (oui parce que parfois, ce n'est pas le cas).

L'écriture de ces lettres, c'est en somme le journal intime de Laurel. En intégrant un nouveau lycée, elle espère que personne ne lui parlera de sa soeur décédée. Elle souhaite entamer une nouvelle vie dans laquelle les gens la voient comme une fille "normale", sans compassion, sans pitié. Laurel se fait de nouveaux amis et découvre les joies d'une vraie vie de lycéenne. Malheureusement, ses démons la rongent. Son sentiment de culpabilité est omniprésent, sa soeur l'obsède et elle est incapable de faire sortir sa douleur. Malgré la confiance qu'elle peut avoir en son nouveau petit ami, Sky, les mots sont enfouis en elle, profondément enracinés. Seules les larmes peuvent encore couler, sans crier gare. 
Le soir où May est morte, seule Laurel était présente. Elle est la seule à pouvoir dire ce qui s'est passé...mais elle n'a jamais rien dit. Mais vivre avec le poids de ce secret est une rude épreuve. 

Ce roman traite de beaucoup de sujets, des maux quotidiens des adolescents aux expériences plus difficiles de la vie de tout un chacun : l'amitié, le premier amour, l'acceptation, la quête d'identité, l'estime de soi, la popularité, les relations homosexuelles, les conflits de génération, le deuil...

La principale difficulté de Laurel, c'est de surmonter la culpabilité qu'elle éprouve dans la mort de sa grande soeur. Bien qu'elle essaie de refouler tout ce qui tourne autour de sa mort, de ce soir - là, elle sait que ce n'est pas en refoulant ses souvenirs, bien au contraire, que c'est en les extériorisant, qu'elle pourra enfin se laisser vivre comme une adolescente "normale". En se cachant elle - même la vérité, elle a monté sa soeur sur un piédestal. May était la plus belle, tout lui allait, May était populaire, tous les garçons posaient leurs yeux sur elle, May était intelligente, elle aurait pu faire ce qu'elle voulait dans sa vie. May était formidable, aux yeux de Laurel en tous cas. Elle aimerait tant devenir comme May...alors elle lui emprunte ses jolis vêtements et se fait de nouveaux amis auprès de qui elle se sent populaire et pourquoi pas jolie, elle aussi.

May ne parle à personne de sa soeur. Ni à ses amis, ni à son petit ami, ni à son père, ni à sa mère, ni à sa tante...Pourquoi? Qu'est - ce - qu'il y a de si terrible à dire pour ne pas pouvoir en parler?
Sa culpabilité dans la mort de May a été décuplée quand sa mère est partie vivre à l'autre bout du pays. Pour Laurel, le départ de sa mère est de sa faute. En fait, tout est de sa faute...

J'ai beaucoup aimé l'histoire et la forme que l'auteure a choisi pour raconter son histoire. Les lettres aux personnalités disparues ajoutent un vrai plus à ce roman, même si parfois certaines personnalités ne m'étaient pas vraiment connues (des américains ou américaines qui n'ont à ma connaissance pas eu de succès à l'international). Il y a bien sûr, beaucoup d'émotion dans ce roman mais...parce qu'il y a un "mais". Je n'ai pas totalement adhéré au personnage de Laurel. J'étais un peu comme Sky au bout d'un moment, j'en ai eu marre et comme elle ne nous parlait pas, je me suis dit, comme lui, qu'on ne pouvait rien faire pour elle et comme lui, je l'ai quittée...pour la retrouver ensuite lors de ses révélations. Des révélations pour le lecteur et pour elle - même aussi.

Malgré ce "mais", c'est un roman que je ne regrette pas d'avoir lu même si j'en attendais autre chose finalement.

Lu dans le cadre du Défi Lecture 2017, Catégorie 15 : Un livre voyageur


samedi 11 février 2017

Je n'ai pas toujours été un vieux con

On ne devrait jamais finir ses jours dans des draps en coton souples comme du carton, à suçoter des tuyaux comme des chiards ou à boulotter de la morphine. Je me suis toujours vu ailleurs, agonisant dans un champ de pâquerettes, chialant dans les bras d'une femme, évaporé dans le ciel après un beau "feu". Le "vieux con" qui vous parle passe pour un infatigable grincheux. Aux Primevères, la maison de retraite où il vient d'échouer, Léon renouer pourtant avec ce qu'il a toujours été. Ancien baroudeur, braqueur de banques, amoureux transi, cet amateur de coups tordus va, par amitié pour deux compagnons d'infortune, jouer un dernier tour à ceux qui croient encore qu'un vieux, ce n'est jamais qu'un...vieux. 



Léon Pannec est transféré en maison de retraite après l'incendie de son appartement. Malgré sa réticence à y aller, il va se faire deux amis, Jack, amoureux de littérature, et Roger, amoureux de pinard et de fromage. Il va devenir le confident de la jolie Marylin, son infirmière, et l'ennemi de Madame Camus, une résidente bavarde et très physionomiste... (Décidément, parfois je ne suis pas très douée pour les résumés). 

Ce roman alterne les chapitres entre la vie actuelle de Léon aux "Primevères" et sa vie passée, sa jeunesse, ses débuts dans la délinquance et plus tard dans le banditisme. 
Souvent, on s'imagine les maisons de retraite comme un lieu plein de vieux (ah oui?) qui se font chier à longueur de journée (enfin ils font des trucs que nous, on trouve hyper chiants en fait), qui puent et qui bavent, ressemblant à des zombies ou qui râlant et emmerdant le personnel du matin au soir...Et bien, ça aurait pu être cela mais voici ce que dit Léon : "Les rares pensionnaires que j'ai rencontrés en arrivant ne m'ont pas paru séniles ou baveux [...] Avant d'arriver ici, je pensais entrer au musée des horreurs. Une version gériatrique de la fin du monde. Avec ballet de croque - morts tous les trois jours et marche funèbre pour danser le samedi soir." Aux Primevères, il y a des parties de cartes et de scrabble qui n'en finissent pas, des gens muets ou trop bavards et d'autres qui font chier les gens ( a priori, personne ne bave ni ne se pisse dessus). C'est le cas de Léon Pannec. Franc et direct, il ne mâche pas ses mots quand il s'adresse aux autres, que cela les blesse ou non. Avec son humour décapant, il m'a fait beaucoup rire, mais pas que...Léon est drôle mais il est plein de sagesse et se concentre, durant ses vieux jours, à l'essentiel. 
"Il n' y a rien à regretter car peu importent les décisions que nous prenons, elles ne sont ni bonnes ni mauvaises. Elles sont, un point c'est tout". 
Voilà ce que j'ai particulièrement aimé dans ce roman : l'humour et la réflexion sur la vie

Je me suis un peu ennuyée sur les chapitres concernant le passé de Léon mais j'ai adoré ceux de son passage aux Primevères. Léon n'est pas un mauvais bougre. Au contraire, il est plein d'humanité malgré ses erreurs du passé et il est prêt à tout pour son nouvel ami Roger. Après tout, on n'a qu'une vie et la leur est bientôt finie! 
Ce roman répond à la question de Madame Camus, et à celle de Jack : Qui est Léon Pannec? 

Lu dans le cadre du Défi Lecture 2017, Catégorie 18 : Un livre qui parle des personnes âgées. 

Le courage d'une mère

Le combat d'une mère, qui, condamnée à une mort imminente, se démène pour trouver une famille d'accueil qui s'occupera et proté...