dimanche 22 janvier 2017

L'instant présent

Lisa et Arthur n'ont rendez - vous qu'une fois par an. Il passe sa vie à la chercher...elle passe la sienne à l'attendre.
Lisa rêve de devenir comédienne. Pour payer ses études d'art dramatique, elle travaille dans un bar de Manhattan. Un soir, elle fait la connaissance d'Arthur Costello, un jeune médecin urgentiste. Leur complicité est immédiate. Pour le séduire, Lisa est prête à tout. Dans une ville - labyrinthe qui n'offre aucun répit, elle prend tous les risques. Mais Arthur n'est pas un homme comme les autres. Bientôt, il révèle à Lisa la terrible vérité qui lui interdit de l'aimer : "Ce qui m'arrive est inimaginable, et pourtant bien réel..."
Dans un New - York plus imprévisible que jamais, Arthur et Lisa vont lier leur destin pour déjouer les pièges que leur impose le plus impitoyable des ennemis : le temps. 


Arthur a rendez - vous avec son père au phare des Vingt - Quatre Vents, une acquisition familiale. Franck Costello lui lègue le bien, à une condition : ne jamais ouvrir la porte métallique, comme le lui avait demandé son propre père, Sullivan. Bien évidemment, les interdits sont faits pour être bravés. Arthur use de tous les moyens pour venir à bout de la serrure. En entrant enfin dans la pièce qui se cachait derrière la porte, il ne trouve rien. Mais la porte se referme...et c'est le trou noir.
Arthur se réveille, il est à Manhattan, en caleçon. Plusieurs mois se sont écoulés depuis qu'il est entré dans cette fameuse pièce et il n'a aucun souvenir de ce qui s'est passé jusque là. Déboussolé, perdu, il n'a qu'un moyen de comprendre ce qui lui arrive : retrouver Sullivan, son grand - père. Seul celui - ci est en mesure de lui fournir des réponses. Et la vérité est bien pire que tout ce qu'il aurait pu imaginé!

Excellent! J'ai été captivée par ce roman. Une intrigue vraiment bien trouvée. Chaque année, Arthur se réveille pendant vingt - quatre heures sans avoir de souvenirs de sa vie entre chacun de ses réveils. Même si Sullivan, son grand - père, lui a quelque peu expliqué comment cela se déroulait, on ne peut se résigner face à la malédiction, à savoir que tout ce qu'il construit pendant ses courtes journées, va disparaître au vingt quatrième voyage. Je tournais les pages, encore et encore, espérant trouver des réponses, des explications à ce phénomène "surnaturel", et surtout, je voulais savoir si tout allait disparaître, vraiment. 

Alors, alors? Non, je ne vais pas vous dévoiler la fin. Mais celle - ci m'a déçue. Décidément, en ce moment, je suis déçue par les épilogues. Après tout, ce n'est pas un livre de science - fiction donc finalement, ça se tient, à quoi j'aurai pu m'attendre finalement? Cela ressemble aux dénouements de Guillaume Musso, il reste dans sa ligne de conduite j'ai envie de dire. Je me suis tellement emballée lors de la lecture de ce roman que finalement, je suis tombée de haut. Tout ça pour ça? C'est un peu comme manger une sucette au chewing - gum...sans chewing - gum! Pardonnez - moi cette comparaison ridicule. 

Ceci dit, je conseille vraiment cette lecture. L'histoire est vraiment bien faite avec une écriture qui coule de source. Il aurait pu être un coup de coeur. 

Lu dans le cadre du Défi Lecture, Catégorie 20 : Un voyage dans le temps. 

jeudi 19 janvier 2017

Promesse

Bornholm, une île danoise de la mer Baltique, fin des années 1990. Le cadavre d'une jeune fille est retrouvé dans un arbre, son vélo broyé au bord de la route. Aucune trace du chauffard : affaire classée. Sauf pour un inspecteur de la police locale qui finit dix - sept ans plus tard par demander l'aide de l'inspecteur Carl Morck. Avant de se tirer une balle dans la tête. 
A l'initiative de Rose, l'assistante du flegmatique Morck, l'insolite trio du Departement V en charge des cold cases débarque sur l'île de Bornholm. En remuant le passé, ils prennent le risque de réveiller de vieux démons...


Cela commence toujours de la même façon : Rose commence à s'intéresser à une affaire dont Carl n'en a strictement rien à faire. Ici, c'est un appel d'un policier d'une île reculée qui souhaite absolument parler à Carl. Mais celui - ci, trop occupé (à ne rien faire et à fumer des cigarettes), rejette sa demande. Le lendemain, le policier se suicide lors de son pot de départ à la retraite. Le trio du Département V se déplace alors et forcément, ils prennent les choses en main. Ils découvrent que le policier enquêtait depuis presque vingt ans sur "l'accident" d'une jeune fille. 
Parallèlement à cela, Pirjo, est secrétaire et adjointe de ce que l'on peut appeler une secte : une communauté qui vénère le soleil, qui essayent de vivre dans la pureté en accord avec la nature. Bras droit d'Atu, l'homme qu'elle admire et qu'elle aime depuis des années, elle est jalouse et possessive. Autour d'elle, des femmes qui voulaient intégrer leur groupe disparaissent...

Comme d'habitude, j'ai adoré les personnages même si je commence à me lasser un peu de Carl Mork et de sa nonchalance. Nous n'avons toujours pas percé le secret d'Assad mais l'on découvre petit à petit quelques bribes de son passé. Rose est assez effacée dans cet opus. L'enquête en elle - même est sympa à lire mais sans plus. Oui, je crois sentir en moi une certaine lassitude par rapport à Jussi Adler Olsen. J'aurai voulu qu'il se concentre un peu plus sur les personnages : la vie de Carl est au point mort, on en n'apprend pas tellement plus sur Assad et Rose est presque absente. Le sujet de la secte était pourtant bien choisi, je l'ai suivie sans être emballée plus que ça. Tout va très vite à la fin, comme à chaque fois, le rythme s'accélère, mais je n'y ai pas cru. Le dénouement est surprenant dans sa violence, le résultat est loin d'un happy end. C'est dommage d'avoir fait tout cela pour en arriver là. Ce n'est pas un défaut pour un roman policier cependant mais bon, j'aime bien quand les gentils ont une fin sympathique. 

Vous l'aurez deviné, en ce qui me concerne, les enquêtes du Département V commencent à s'essouffler. Il faudrait y mettre un peu de renouveau et de dynamisme. 

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois. (649 pages)


Et du challenge Polar et thriller



lundi 16 janvier 2017

La route

L'apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres. Un père et son fils errent sur une route, poussant un caddie rempli d'objets hétéroclites et de vieilles couvertures. Ils sont sur leurs gardes car le danger peut surgir à tout moment. Ils affrontent la pluie, la neige, le froid. Et ce qui reste d'une humanité retournée à la barbarie. Cormac McCarthy raconte leur odyssée dans ce récit dépouillé à l'extrême. 


C'est grâce au Défi lecture que j'ai lu ce livre. Sans cela, je ne l'aurai probablement jamais ouvert. Un roman traitant d'un monde post - apocalyptique, comment dire, ce n'est pas mon truc (à la base). Quand faut y aller, faut y aller...Je suis partie sur "la route" avec Jack et Tommy...enfin avec l'homme et le petit, car ils n'ont pas de nom en fait. L'apocalypse a tout emporté...même leur nom, leur identité. Leur ancienne vie n'existe plus mis à part dans quelques rares souvenirs. Ils avancent vers le Sud, là où, en théorie, il devrait faire plus chaud. En fait, ils ne savent pas vraiment où ils vont et surtout ce qu'ils vont y trouver. Mais ils avancent, parce qu'ils n'ont pas le choix, leur survie en dépend. Au bout de chaque route, une surprise : des hommes à l'affût du moindre inconnu à dépouiller, une maison remplie de "bonnes" choses à manger, une tempête, un "ami"...En marchant à côté d'eux, je m'attendais presque à voir surgir des zombies, un peu à la "Walking Dead". Il n'en est rien. En fait, il ne se passe presque jamais rien, surtout au début. Il marchent ET ils s'arrêtent ET ils mangent (le peu de choses qu'ils transportent dans leur caddie) ET ils font un feu ET ils dorment ET ils se réveillent ET ils repartent. Si bien que lorsqu'il se passe quelque chose, on devient presque fou. On passe d'une lenteur extrême, à traîner des pieds, à un rythme effréné, à suffoquer, le coeur battant...Et puis tout s'arrête aussi vite que c'est venu. On repart sur la route...
Le texte est comblé de "et" et il faut dire que ça produit son effet : la lenteur, l'ennui, l'épuisement, l'abattement...tout en étant assez désagréable à lire. Cela empêche d'avancer, les "et" sont les flocons de neige qui s'abattent sur l'homme et son fils.

Je ne dirai pas que je n'ai pas aimé. C'est sûr, ça fait pas rêver. Il n'empêche que les descriptions sont à la hauteur de cet étrange monde gris, froid, venteux, incendié, brûlé, couvert de cendres. Et puis, il porte à la réflexion. Pourquoi continuer de vivre alors qu'il n'y a plus d'espoir? Peut - être parce qu'on a un enfant, qu'on ne peut pas l'abandonner. Quoi qu'il arrive, ne doit - on pas continuer de le protéger? Qu'est - on prêt à faire pour sa survie? 

Je suis contente d'avoir lu ce roman malgré mes appréhensions. 

Lu dans le cadre du Défi Lecture, Catégorie 6 : Un livre qui se déroule dans un monde post - apocalyptique.

Et dans le cadre du Challenge des 100 livres . 


dimanche 15 janvier 2017

La fille du train

Entre la banlieue où elle habite et Londres, Rachel prend le train deux fois par jour : le 8 h 04 le matin, le 17 h 56 le soir. Chaque jour elle est assise à la même place et chaque jour elle observe, lors d'un arrêt, une jolie maison en contrebas de la voie ferrée. Cette maison, elle la connaît par coeur, elle a même donné un nom à ses occupants, qu'elle voit derrière la vitre. Pour elle, ils sont Jason et Jess. Un couple qu'elle imagine parfait. Heureux, comme Rachel et son mari ont pu l'être par le passé, avant qu'il la trompe, avant qu'il la quitte. Rien d'exceptionnel, non, juste un couple qui s'aime. Jusqu'à ce matin où Rachel voit Jess dans son jardin avec un autre homme que Jason. Que se passe - t - il? Jess tromperait - elle son mari? Rachel, bouleversée de voir ainsi son couple modèle risquer de se désintégrer comme le sien, décide d'en savoir plus sur Jess et Jason. Quelques jours plus tard, c'est avec stupeur qu'elle découvre la photo de Jess à la une des journaux. La jeune femme, de son vrai nom Megan Hipwell, a mystérieux disparu...



Qu'est - ce que j'en ai entendu parlé de ce livre! Et que du bien. Difficile dans ces cas - là, on en attend beaucoup...

J'ai donc pris le train avec Rachel tous les matins, une jeune femme dont la vie a radicalement changé depuis son divorce d'avec Tom. Elle est un peu pommée, elle vit en colocation avec une ancienne camarade de fac qui a eu, on peut le dire, un peu pitié d'elle. Alcoolique, grosse et sans emploi, elle préfère imaginer la vie de rêve des gens qui habitent la maison qui longe la voie ferrée. Jason et Jess sont fous amoureux, ont une superbe carrière et une vie de rêve. Pas comme Rachel, qui continue de harceler son ex - mari et sa nouvelle femme dès qu'elle est bourrée. Evidemment, le lendemain, elle ne se souvient de rien et s'excuse... Rachel n'a rien dans sa vie, on peut le dire, elle a une vie de merde. Alors quand elle voit dans le journal que Jess, ou plutôt Megan, la fille qu'elle voyait tous les jours depuis le train, a disparu, elle s'est trouvée une raison de se lever le matin : comprendre ce qui s'est passé. Parce que bizarrement, le soir de sa disparition, Rachel était là...mais elle ne se souvient de rien, elle était bourrée!

Je n'ai pas vraiment ressenti le côté "thriller" de ce roman. Je l'ai plutôt lu comme un roman contemporain classique (entendez "normal") avec les émotions et états d'âme d'une femme, enfin trois femmes puisque nous avons aussi les points de vue de Megan avant qu'elle disparaisse et d'Anna, la nouvelle femme de Tom. En revanche, le côté "psychologique" est bien présent. J'associerai donc plutôt les mots "suspense" et "psychologique" plutôt que thriller. Il n'y a pas de corps, donc pas de crime apparent...Les suspects sont plutôt sympathiques plutôt que psychopathes. Les policiers sont assez effacés dans l'histoire et un brin antipathiques.

Un roman très bien écrit qui se boit comme du petit vin (je n'aime pas lait). Aucune raison de le lâcher mis à part la nuit qui arrive trop vite. Pourquoi pas regarder ensuite son adaptation cinématographique?

Lu dans le cadre du Défi Lecture 2017, Catégorie 39 : Un thriller psychologique

et du Challenge Thriller et Polar chez Sharon






samedi 7 janvier 2017

Deux petits pas sur le sable mouillé

Tout commence sur une plage, quand Anne - Dauphine remarque que sa fille marche d'un pas hésitant. Après une série d'examens, les médecins découvrent que Thaïs est atteinte d'une maladie génétique orpheline. Elle vient de fêter ses deux ans et il ne lui reste que quelques mois à vivre. L'auteur lui fait alors une promesse : "Tu vas avoir une belle vie. Pas une vie comme les autres, mais une vie dont tu pourras être fière. Et où tu ne manqueras jamais d'amour". 

Ce livre raconte l'histoire de cette promesse et la beauté de cet amour. Tout ce qu'un couple, une famille, des amis, une nounou sont capables de mobiliser et de donner.

Il faut ajouter de la vie aux jours, lorsqu'on ne peut pas ajouter de jours à la vie.




L'auteur a deux enfants : Gaspard, à peine cinq ans et Thaïs, deux ans. Elle attend son troisième enfant. Quand elle a pris rendez - vous avec des médecins car sa fille a le pied qui tourne quand elle marche, elle ne s'attendait pas à un tel choc : sa fille souffre de leucodystrophie métachromatique. Une maladie rare, dégénérative et sans remède. Il faut le temps d'accuser le coup, de renoncer aux projets d'une vie, une vie que Thaïs n'aura pas. Unis par leur amour, avec Loïc, ils vont tout faire pour que le reste de la courte vie de leur fille soit la plus belle possible. Sans oublier le grand frère, Gaspard, très lié à sa petite soeur. 
Alors que l'état de Thaïs se dégrade - elle perd à tour de rôle la marche, la parole, la vue, l'ouïe...- celle - ci semble toujours souriante et pleine de vie. Entre - temps, une autre petite fille est née et le verdict est sans appel : elle aussi souffre de la même maladie...

On m'avait prévenue qu'il serait difficile à lire, je m'attendais à pire. Car l'auteur n'est pas dans le larmoyant, le sentimentalisme. Elle livre bien sûr ses désespoirs et ses états d'âme. Bien sûr, nous aussi sommes choqués à chaque annonce (comment ne pas l'être). Je pense alors à mes propres filles, difficile d'imaginer nos réactions, on ne pense généralement pas à ce genre de choses. 
Mais ce que l'on retient surtout...
C'est le courage de cette famille : comment ne pas sombrer quand on a deux filles malades? 
C'est la justesse des mots du grand frère : un petit garçon plein de tendresse, de joie, "de maturité" ( "Maman, c'est ça ma vie, c'est d'être avec Thaïs. Après elle ne sera plus là, et je ne pourrai plus jamais la voir. Après, je serai peut - être un adulte et ça sera trop tard"). 
C'est l'union de cette famille : tous, famille et amis, se relaient pour aider les parents, pour passer du temps avec cette petite fille qu'ils aiment.
C'est l'amour. D'une mère envers sa fille, d'un grand frère envers sa soeur, d'une petite fille envers la vie, une vie différente des autres, sa vie. L'auteur parle avec tant d'amour de sa fille que nous aussi nous l'aimons cette petite Thaïs. J'ai beaucoup d'admiration pour elle. En tant qu'adulte, je ne sais pas si je serai capable de me battre pour la vie comme elle l'a fait, si j'étais malade. 

Un tendre baiser à cette petite étoile dans le ciel. 

Lu dans le cadre du Défi Lecture 2017, Catégorie 25 : Un livre emprunté à la bibliothèque ou à un proche. 

La scène des souvenirs

Suffolk, 2011. La célèbre actrice Laurel Nicolson se rend au chevet de sa mère mourante. Alors qu'elles parcourent ensemble un album de...