jeudi 31 mars 2016

La maison du lac

Catégorie 40 du Défi Lecture 2016 : Un livre avec un des éléments sur la couverture

Pour Lila, tout commence par un paquet déposé sur le pas de sa porte. A l'intérieur, un plan et la clé d'un cottage abandonné près d'un lac. Le legs d'un parent inconnu, une surprise qui ne pouvait pas mieux tomber. Car, à trente ans, la Londonienne traverse une période douloureuse : une tragédie familiale impossible à cicatriser, un mariage au bord de l'implosion, une carrière au point mort. Le moment est venu pour elle de prendre du recul, loin de la ville, loin des siens. Mais, alors qu'elle prend possession des lieux, Lila va découvrir peu à peu l'histoire de ses anciens occupants, cinq étudiants venus vivre ici clandestinement en 1980. Qui étaient - ils? Pourquoi ont - ils fui en laissant tout derrière eux? Et d'où lui  vient cette étrange impression que quelque chose la lie à leu destin? Dans la maison du lac, de lourds secrets sommeillent. Des secrets aux conséquences inattendues, et dont les répercussions pourraient changer la vie de Lila, à jamais...


A Londres, Lila vit des moments difficiles qui commencent à l'éloigner doucement de son mari. Alors quand elle reçoit la clé d'une maison de campagne, mystérieux héritage, elle hésite mais décide d'y aller et même d'y rester un peu.
Une maison abandonnée gardant les vestiges de ses derniers occupants : cinq étudiants qui ont décidé de quitter cette société de consommation, cette société du "métro - boulot - dodo", pour vivre simplement.

Les chapitres alternent entre la vie de Lila qui se déroule "de nos jours" et celle des cinq étudiants des années 80.

J'ai beaucoup apprécié le personnage de Lila, jeune femme en souffrance qui tente de dépasser son malheur sans trop savoir comment y arriver. Malgré sa douleur somme toute bien compréhensible, elle n'en fait pas trop. J'ai trouvé l'auteure très juste dans la conception de ce personnage.
Mais ce que j'ai vraiment adoré, c'est la vie des étudiants dans cette maison. Kat, narratrice de cette partie de l'histoire, retranscrit leurs moments hors du temps, hors du monde, comme si on y était. Avec ses amis, Simon, Mac, Carla et Ben, elle vit une aventure singulière mais aussi compliquée. Au début bien sûr, le vie y est idyllique : ils se baignent, mangent, boivent et fument. Mais quand vient l'hiver, les temps deviennent plus difficiles, la nourriture commence à manquer, les tensions dans le groupe s'accumulent. Et s'il n'y avait que cela... Même si le personnage de Simon m'est assez antipathique, j'ai beaucoup aimé son idée de vivre en autarcie, ses théories sur la vie. Qu'il serait bon, en effet, de ne plus avoir à se soucier de travail, de salaire et tout ce qui s'en suit. Mais c'est bien à cela que servent les livres : s'évader, rêver, changer pour un moment la réalité.

Evidemment, on se demande quel est le lien entre Lila et ces étudiants. Quand Lila rencontre William, un fermier du coin, on commence les suppositions. Et puis on trouve de plus en plus d'indices au fur et à mesure que Kat raconte leur histoire. Les doutes et les questionnements subsistent assez longtemps, l'auteure ne dévoile pas tout en même temps, ce qui laisse le suspense durer un peu. Je ne m'attendais pas forcément à la fin, assez surprenante et tragique.

Un agréable surprise que ce roman : 5/5

Lu dans le cadre du challenge A year in England

Du challenge 1 pavé par mois (540 pages)


mardi 29 mars 2016

Marie d'en haut

Catégorie 52 du Défi Lecture 2016 : Un livre qui finit mal

A 30 ans, Marie a un caractère bien trempé et de la ressource. Lorsque Olivier, lieutenant de gendarmerie, débarque chez elle sans prévenir pour une enquête de routine, elle n'hésite pas à le ligoter pour lui faire comprendre explicitement  qu'il n'est pas le bienvenu. 
Mais cette carapace de femme forte dissimule ses fêlures. C'est grâce à Antoine, son meilleur ami, et Suzie, sa fille, que Marie trouve un sens à sa vie.
Et contre toute attente, Olivier va rejoindre le trio. Entre lui et Antoine, la guerre est déclarée. L'enjeu? Le coeur de Marie. 


Olivier, gendarme, rencontre Marie, agricultrice, alors qu'il recherche chez elle un voleur venu se cacher. Lui qui s'attendait à voir une grosse fermière avec tablier et fichu sur la tête, il tombe sur une jeune femme charmante, mais au caractère bien trempé. 
Depuis cette rencontre, il n'a de cesse de trouver des prétextes pour lui rendre visite. Ces deux coeurs solitaires réussiront- ils à s'apprivoiser?

Quatre personnages forts attachants : Olivier le gendarme, Marie l'agricultrice, Antoine le voisin et ami, Suzie, petite fille intelligente et perspicace. Tous ont une histoire difficile que l'on découvre au fil des pages. Tous traînent un fardeau qui les empêche d'avancer. Tous ont envie de croire au bonheur. 
C'est une jolie histoire que nous raconte Agnès Ledig, une histoire avec beaucoup d'amour, quel qu'il soit... avec de jolies formulations et figures de style. Peut - être trop : ce qui est joli au début devient lourd à la fin. J'avais parfois l'impression de ne lire que des métaphores. Ce qui était léger est devenu pesant. C'est dommage car la plupart étaient jolies et donnaient vraiment du style. Trop de style tue le style. 
C'est dommage car j'ai beaucoup aimé l'histoire de ces personnages, une histoire aux thèmes universels et très actuelle en même temps. 
Peut - être ai - je moins cru au personnage d'Olivier que j'ai trouvé très féminisé. Ses sentiments sont décrits d'une telle manière qu'on s'attend plutôt à ce qu'ils soient attribués à une femme. Ici, les rôles sont en quelque sorte inversés. Non pas que les hommes ne soient pas capables de ce genre de sentiments ou de comportements mais ils sont d'une manière générale moins prise de tête. L'exception qui confirme la règle? 

Néanmoins, j'ai quand même passé un bon petit moment avec ce roman : une histoire d'amour forte, passionnée, durable, qui ne s'est pas fait en un jour. 

Ma note : 4/5

samedi 12 mars 2016

Bleu canard , Zadig & Voltaire

A. adore les robes. S'il n'y avait qu'elle, elle mettrait des robes tous les jours. Elle en met quand même un jour sur deux (le compromis!). 

Aujourd'hui, pour le Samedi mode de Lucky Sophie, je vous présente la robe bleu canard imprimée de chez Zadig & Voltaire. 
"Oh maman, elle est trop belle la robe" m'a - t - elle dit en la voyant pour la première fois. 


Version "blanc" :







Version "bleu" :



Vous aimez? 

jeudi 10 mars 2016

Sérum

Catégorie 41 du Défi Lecture 2016 : Un livre écrit à quatre (plusieurs) mains.

1773 : Mesmer invente l'hypnose.
1886 : Freud invente la psychanalyse.
2012 : Draken invente le sérum.

Une injection.
Sept minutes pour accéder au subconscient. Un simple carnet pour décrypter des visions fantasmagoriques et seulement quelques jours pour empêcher le pire. Arthur Draken est - il un psychiatre de génie ou un dangereux criminel? Alors que s'enchaînent meurtres, enlèvements et conflits politiques, comment ne pas mettre en doute la parole de Draken?

Six épisodes sous pression, réunis en un seul volume, pour une enquête hors norme!


Une jeune femme qui court dans les rues de New - York, poursuivie par un mystérieux homme au chapeau. Une jeune femme sans prénom qu'on appellera Emily car c'est le prénom qui est écrit sur l'alliance qu'elle porte quand on la retrouve dans un parc, gravement blessée par balles.
Une femme flic, Lola, douée pour son métier et pour s'attirer des ennuis. Une femme flic au passé trouble et mystérieux qui suscite la curiosité de son collègue et amant occasionnel Philipp Detroit. 
Un psychiatre, Arthur Draken, qui aimerait bien virer la vieille qui squatte son divan en déblatérant ses problèmes inintéressants. Un psychiatre qui va voir relancer sa passion et son intérêt par l'intrigante Emily : retrouver le passé d'Emily par l'hypnose va devenir sa raison de vivre. Grâce à son sérum, les visions d'Emily sont exacerbées et ce que Draken découvre n'appartient pas au passé, bien au contraire. 
Un couple, les Singer, responsable d'un site internet qui informe les citoyens d'actions jugées confidentielles. Un couple qui se fait enlever sous l'oeil des caméras, en direct.Un couple dont Emily parle dans ses visions. 

Une histoire très complexe donc...Ce livre, je l'ai lu comme un roman policier mais ce n'est pourtant pas un roman policier comme les autres. Il s'agit d'une série avec plusieurs épisodes et plusieurs saisons, ici la saison 1. On peut écouter la musique en même temps, musiques notées au fil des pages et que l'on se procure sur internet. Je ne l'ai pas fait (shame on me). 

Je disais donc, c'est une histoire très complexe néanmoins, malgré le flot d'informations, je ne me suis pas perdue en cours de route et je pense que la manière dont le livre a été structuré y est fortement lié. 
Les différentes intrigues sont placées bien comme il faut afin que l'on soit captivés et qu'on ne perde pas le fil.

J'ai beaucoup aimé les personnages, Emily, Lola, Arthur Draken, Sam Loomis, tous différents mais tous ayant des qualités qu'on apprécie : l'humour, l'indépendance, la désinvolture... sauf Detroit que je juge hypocrite. 

Les descriptions des visions d'Emily m'ont un peu lassée d'autant plus qu'il y a beaucoup de répétitions dans les premiers épisodes. 

L'inconvénient de ce genre de livre, c'est qu'on reste un peu sur notre faim...car il n'y a pas vraiment de dénouement, il faut lire la saison suivante et j'en ai envie ! Mais quand? 

Ma note : 4/5

Lu dans le cadre du challenge Polar et Thriller


et du challenge 1 pavé par mois (793 pages)


mercredi 2 mars 2016

Entre mes mains le bonheur se faufile

Catégorie 8 du Défi Lecture 2016 : Un livre en LC avec un membre du défi (Vivi Valentine)

Iris étouffe dans sa petite vie étriquée de la bourgeoisie de province. Un mariage qui se délite, un métier frustrant, elle s'échappe dans des drapés vaporeux et de sages petites robes sur mesure. La couture est son refuge, la machine suivant la cadence de son coeur apaisé. Jusqu'au jour de l'explosion, lorsque Iris découvre que ses parents lui ont volé ses aspirations de jeunesse. 
Alors elle déchire le carcan et s'envole pour suivre la formation dont elle rêvait. Et, de fil en aiguille, sous l'égide autoritaire de l'élégante Marthe, Iris se confectionne une nouvelle vie, dans l'exubérance du Paris mondain.


Iris mène une vie stable mais banale en province : elle a un mari qui gagne bien sa vie, une jolie maison, un travail qui ne la passionne pas vraiment et un passe - temps favori : la couture.
Lors du déjeuner familial dominical, elle apprend que ses parents ont brisé son rêve alors qu'elle était au lycée.
A partir de ce moment, Iris décide de reprendre sa vie en main et de réaliser son rêve : créer des vêtements.
En formation à Paris, elle va rencontrer Marthe et Gabriel qui vont lui faire découvrir la vie mondaine et surtout, se redécouvrir elle - même. Deux personnes qui vont changer sa vie.

Un joli moment de lecture avec la plume d'Agnès Martin - Lugand toujours aussi juste dans le choix des mots, le partage des émotions et la description des sentiments.
Des personnages complexes, parfois énigmatiques mais touchants. Un personnage principal torturé, un peu naïf, qui manque d'assurance, un personnage vrai.

Oser changer de vie, qui en est vraiment capable? De nos jours, les reconversions sont de plus en plus fréquentes mais parfois le cap est difficile à franchir. Vivre son rêve, qui n'en a pas eu déjà envie? L'auteure est là au plus près de la réalité : combien se confortent dans une vie qui ne leur ressemble pas par peur ... peur d'échouer? peur de perdre ce qu'ils ont?
Iris a bien sûr un peu peur elle aussi, d'autant plus qu'elle ne reçoit pas beaucoup de soutien de la part de ses proches. Le manque de confiance en elle risque plus d'une fois de la faire renoncer et pourtant! Que de joie de voir qu'elle peut enfin faire quelque chose qu'elle aime et de pouvoir vivre de sa passion. En lisant ce roman, on serait vite tenté de changer nous aussi ...

Ce que je reproche un peu à cette auteure, comme dans ces autres romans, c'est la prévisibilité des choses. On sait d'avance comment cela va se passer et finalement, les histoires d'amour manquent sérieusement d'originalité. Mais on lui pardonne ... parce que l'écriture est belle, parce qu'on s'attache à l'histoire, aux personnages, parce qu'on aime.

Ma binôme a été elle aussi ravie de cette lecture, elle a vraiment beaucoup aimé !

Ma note : 4/5

Arrêtez-moi

Que feriez-vous si vous connaissiez le jour et l'heure exacts de votre mort? Pour Charlie Grant, ce sera le 21 janvier à 8 heures préci...