vendredi 31 octobre 2014

Petits mots #2

Les petits mots d'A.
Mignonneries ou drôleries.



" Tu viens, on va voir les statues. "
...
"Regarde, y'a plein de spatules là - bas !"

jeudi 30 octobre 2014

Plus que 3 ...

... mois ! Les 3 derniers mois, les plus longs et pour moi, les plus pénibles.

Donc, nous venons d'entrer dans le 7ème mois de grossesse (Dimanche).

- Bébé a bien grandi, il est passé de 780 grammes à 1 kg 80 en deux semaines. Les échos contrôle n'ont plus lieu d'être. On peut respirer.

- A. met des jouets de côté pour son petit frère ou sa petite soeur. 

- Cette semaine, je ne travaille pas et ça fait du bien un peu de repos ! Et surtout d'arrêter un peu la voiture que je supporte de moins en moins.

- J'ai moins de brûlures d'estomac (chouette!).

- Bébé bouge vraiment beaucoup et parfois, ça me gêne. Mais c'est un signe de bonne santé donc...

- On n'a encore rien préparé dans sa chambre, il y a juste le lit que A. lui "prête" gentiment.

- A. regarde souvent mon ventre. "Oh, ça bouge" , elle le caresse, "ça saute!".

- "Le bébé il est pas encore sorti hein!".

- Certaines personnes de notre entourage insistent pour savoir le sexe et ça nous amuse. (On n'est pas gentils!). 

Et alors, pour vous, c'est une fille ou un garçon? 


mardi 28 octobre 2014

A l'encre bleu nuit



Dans ce livre, Yvonne Baby nous raconte le passage de certains hommes dans sa vie, des figures de l'art comme Alberto Giacometti, Louis Aragon, Henri Cartier - Bresson, etc ...Ce sont presque toutes les formes de l'art qui y sont représentés : la sculpture, la peinture, le dessin, la littérature, le cinéma.  Elle nous livre des anecdotes sur chacun d'eux mais aussi des façons de penser , des visions de l'art. Dans l'intimité d'une conversation dans un café ou dans le salon familial, nous sommes face à des instants de vie de chacune de ces personnes. 
Parfois, lors de ce voyage à travers une époque riche en bouleversements, elle nous livre des parties de sa vie. Ce sont des passages très brefs qui nous laissent imaginer ce qu'a pu être son enfance. Un petit goût de "trop peu". 

Chaque chapitre est dédié à une personne mais le tout forme comme une grande famille. On se rend compte que les personnes se rejoignent à un moment ou à un autre, sinon physiquement, du moins par la pensée. Il y a finalement un lien entre tous. Je pense à Georges qui pour moi est un pilier. Georges, le beau - père, grand historien du cinéma. Georges qui est présent presque tout le temps, à chaque chapitre. J'ai eu l'impression parfois que ce roman était un hommage à Georges. J'ai ressenti beaucoup de respect et d'amour de la part de l'auteure pour lui. 

Lors de cette lecture, j'ai été gênée par la narration à la troisième personne. J'aurai préféré un "je" qui m'aurait permis, je pense, d'accrocher plus facilement. Il y a de plus, beaucoup de références, notamment cinématographiques, que je n'ai pas et qui m'ont empêché de suivre correctement certains passages. Le récit es joliment écrit mais parfois, de très longues phrases, ponctuées de virgules m'ont fait perdre le fil.
Pour autant, je ne me suis pas ennuyée et j'ai aimé suivre ce voyage avec "Elle" et avec eux. 

En somme, c'est un bel hommage à toutes ces personnalités mais qui m'a un peu laissée sur ma faim. 

Livre reçu dans le cadre de l'opération Masse Critique, je remercie Babelio et les éditions Baker Street. 

mercredi 22 octobre 2014

Indulgences


Indulgences de Jean - Pierre BOURS

Quatrième de couverture : Dans une Allemagne entre Moyen - Âge et Renaissance, dans un monde que se disputent la peste et la lèpre, la famine et la guerre, une mère et sa fille doivent braver leur destin pour tenter de se retrouver. 
1500, au coeur de la forêt saxonne, une femme abandonne son enfant avant d'être arrêtée pour sorcellerie.
Quinze ans plus tard, alors que les premiers feux de la Renaissance et de la Réforme commencent à briller sur Wittenberg, la jeune Gretchen ne sait pas encore que la quête de son identité l'amènera à croiser ceux qui sont en train d'écrire l'histoire, qu'il s'agisse de Luther, de Cranach ou du très mystérieux docteur Faust ...

Dans ce roman, nous suivons deux histoires : celle d'Eva et de sa fille Gretchen. 
Eva abandonne Gretchen sur l'autel d'une église pour la protéger. Quelques temps après, elle est arrêtée, emprisonnée et s'en suit un procès pour sorcellerie. Un procès que l'on suit du début à la fin ou presque, un procès lors duquel Eva tentera de se défendre alors même que le tribunal l'a déjà condamnée, un procès injuste et injustifié dont elle ne sortira sans doute pas indemne.
Gretchen est recueillie par des parents aimants, elle vit au rythme du travail aux champs avec son père et de l'aide auprès de sa mère, entourée de ses frère et soeur jusqu'au jour où elle apprend qu'elle a été abandonnée. Depuis lors, elle tentera coûte que coûte d'obtenir la vérité sur ses origines. Malgré les obstacles se dressant sur sa route, très énergique et déterminée, elle suit une formation de sage - femme, travaille de temps en temps dans une imprimerie et pose même parfois pour un peintre célèbre. 

J'ai reçu ce roman dans le cadre de l'opération Masse Critique sur Babelio et je l'ai littéralement dévoré. Je ne crois pas avoir jamais lu de romans se déroulant au XVI ème siècle et je ne savais pas du tout à quoi m'attendre. Vu le nombre de pages (414), il vallait mieux qu'il m'intéresse. Dès le début, j'ai été happée par l'histoire. Les deux héroïnes sont passionnantes, on suit les deux histoires avec autant de plaisir. Malgré le triste destin de ces deux femmes et les obstacles qu'elle doivent franchir, le récit n'est pas sombre. A chaque page tournée, on a espoir d'une bonne nouvelle, pour l'une ou l'autre. On aimerait tellement un dénouement heureux ! 

Ce roman oscille entre fiction, réalités historiques et légendes (comme nous l'explique l'auteur en fin d'ouvrage) et c'est ce qui le rend aussi intéressant. On reconnaît aisément les faits principaux de cette époque avec Martin Luther et la Réforme, avec qui Gretchen aura une discussion fort intéressante sur la question du mariage ; la Renaissance avec ses illustres peintres comme Lucas Cranach ; les épidémies de peste ; les guerres ... Les faits historiques plus précis sont marqués d'un astérisque mais j'avoue que parfois, je me suis demandée si tel ou tel évènement était fictif ou non. Même le personnage de Gretchen est un mélange de fiction et de réalité mais je vous laisse découvrir en quoi. 

J'ai aimé me plonger dans cette période de l'Histoire : essayer de visualiser les oeuvres picturales décrites, braver la peste avec les habitants du village, discuter avec Luther et Faust (alors, Histoire ou légende?). J'ai aimé me battre aux côtés d'Eva et combattre avec Gretchen. 
La seule chose que je regrette, ce sont les dernières pages... J'aurai aimé que le dénouement arrive un peu moins vite et pouvoir lire encore des pages et des pages. Tout s'est accéléré d'un coup et pour moi, c'était trop vite. 

Vous l'aurez compris, ce roman est un gros coup de coeur. Cela faisait longtemps que je n'avais pas été aussi passionnée par une lecture. 
Je remercie Babelio pour m'avoir sélectionnée pour cette lecture et les éditions HC pour l'envoi du livre. Et puis merci à l'auteur d'avoir écrit ce formidable roman. 

Avant de connaître cette histoire, je me suis demandée "Pourquoi ce titre?". Là aussi, je vous laisse seuls le découvrir mais je vous demanderai avant : "Et vous, vendriez - vous votre âme au Diable pour exaucer votre voeu le plus cher?". 

Ma note : 5/5




mardi 21 octobre 2014

Les lieux sombres


Quatrième de couverture : Début des années 1980. Libby Day a sept ans lorsque sa mère et des deux soeurs sont assassinées dans la ferme familiale. La petite fille, qui a échappé au massacre, désigne le meurtrier à la police : son frère, âgé de quinze ans. Vingt - cinq ans plus tard, alors que Ben est toujours derrière les barreaux, Libby souffre de dépression chronique. Encouragée par une association passionnée par l'affaire, elle accepte de retourner pour la première fois sur les lieux du drame. Et c'est là, dans un Middle West dévasté par la crise économique, qu'une vérité inimaginable commence à émerger. 

Libby Day a rendez - vous avec le gérant de ses comptes : elle n'a presque plus rien. Il va falloir qu'elle commence à trouver une autre source de revenus que ceux dûs aux ventes de son livre et aux dons de la population américaine ayant fait suite à sa tragique histoire familiale : l'assassinat de sa mère et de ses soeurs.
Elle rencontre alors Lyle, membre d'un groupe passionné par les crimes. Malgré qu'elle n'ait aucune envie de replonger dans son passé, elle accepte de retrouver certaines personnes concernées par son histoire moyennant finances, notamment son frère, Ben, purgeant sa peine de prison pour les meurtres.
Plusieurs questions se posent alors : Ben est - il vraiment coupable? Libby va - t - elle revenir sur son témoignage qui a envoyé son frère en prison?

Chaque chapitre alterne entre l'époque d'aujourd'hui et l'année 1985, année du drame. Il est donc conseillé d'avoir une lecture régulière pour ne pas être perdu dans l'histoire. L'inconvénient de ce système de chapitres est que l'on peut vite "oublier" ce qui s'est passé dans les chapitres précédents si tant est qu'on n'est pas passionné par l'histoire.

Pour ma part, j'ai beaucoup aimé les chapitres concernant la vie de Libby "aujourd'hui", coeur de l'intrigue : l'envie de savoir si elle va réussir à reconstituer la vérité sur le drame. Libby part donc à la recherche des personnes appartenant à son passé et nous ne pourrions comprendre cette histoire sans avoir recours aux informations de l'année 1985 : leur vie de famille, la mère de Libby, la vie tourmentée d'adolescent de Ben, le père absent, les soeurs chipies, la tante ... On a sans aucun doute besoin de ces chapitres "flash back" mais ce sont les autres qui font vibrer et qui donnent envie de tourner les pages, encore et encore, jusqu'à la découverte de la vérité.

Malgré l'apparent déséquilibre psychologique de Libby, c'est un personnage sympathique mais je n'irai pas jusqu'à dire attachant. Ben est énigmatique, c'est le mystère du roman. Les autres personnages sont assez clichés, notamment le père mais la mère est  toutefois attachante et même surprenante.

En définitive, un bon moment de lecture mais qui ne restera pas pour autant dans les annales.

Ma note : 4 / 5. 

dimanche 19 octobre 2014

7 jours et des merveilles #26

J'ai osé regardé la date de la dernière publication de cette rubrique et ... no comment !

Toujours les mêmes raisons : le boulot et donc la fatigue ... je ne prends presque plus de photos et j'ai l'impression de ne même plus voir ma fille parfois.   

Donc cette semaine, cette un résumé de plusieurs semaines écoulées. Des semaines de routine ... ou pas. 

- On a fait à manger. J'ai la force de continuer à me nourrir, c'est déjà ça ! 

- J'ai refait et je fais encore des échos pour vérifier le poids et la taille de bébé. Je ne suis pas en arrêt donc c'est que le gygy ne s'inquiète pas tant que ça (on se rassure comme on peut).

- Je suis sortie 2 fois déprimée du boulot mais depuis ça va mieux. Je fais peut - être ma dernière semaine la semaine prochaine... 

- Suite à des problèmes de garde, on a dû envoyer notre petit amour chez Mamie à Belle - île. C'était pas gagné, Mademoiselle a vomi 10 minutes après être partis de la maison, on a failli faire demi - tour. Parfois je me dis que j'aurais préféré car j'ai senti le vomi toute la journée sur mes vêtements, c'était génial. Finalement, Mademoiselle n'avait rien du tout, enfin, elle n'était pas malade quoi. 

- On est allées à la médiathèque et elle a eu un coup de coeur pour un livre de sorcière. Elle a beaucoup regardé ce livre à la maison (et comme je suis une mère en carton, je n'ai pas noté le titre). 

- On est allés en week-end sur l'île une semaine après ses "vacances" à elle, sûrement le dernier avant l'arrivée du bébé (oui je n'ai pas envie de jouer à la vraie baleine). On a eu une belle journée, Papy , Papa et Tonton Sébastien sont allés pêcher la morgate (et Sébastien est revenu tout noir). 

- A. continue de nous surprendre et de nous faire rire avec son langage de grande. 

- "Maman, tu vas regarder ta série et moi je vais regarder un livre, d'accord?"
Il est bien ton nouveau lit? - "Il est parfait".
Le mot du moment - "Ouais". 
- "Attends, je prends ma voiture et je vais faire les courses avec Papa". 













Un petit mot concernant la photo "Insulaires en colère" : Il s'agit de la hausse des tarifs pour aller sur les îles et de la suppression des tarifs préférentiels. Hausse qui, non seulement empêcherait beaucoup d'enfants de bellilois (en ce qui nous concerne) d'aller sur l'île régulièrement et qui augmenterait encore les prix au sein de l'île.
Il y a une pétition sur internet ici.

C'était ma semaine (hum, mes semaines) en mots et en images pour Madame Parle.

samedi 18 octobre 2014

Le Chien des Baskerville (Challenge)



Le chien des Baskerville - Conan Doyle

Le docteur Mortimer fait appel à Sherlock Holmes pour éclairer une mort mystérieuse, celle de Sir Charles Baskerville, mort de peur à première vue, à quelques mètres de sa majestueuse propriété. Le docteur Mortimer explique qu'il existe une malédiction dans la famille des Baskerville. Un chien immense et répugnant serait à l'origine de la mort mystérieuse de plusieurs membres de la famille, depuis des générations. On raconte que certains voisins l'entendent errer dans la lande la nuit. De plus, il semblerait qu'à côté du cadavre de Sir Charles, le sol était scruté d'empreintes de pattes de chien, ce qui confirmerait la théorie du chien. 

Le docteur Mortimer est inquiet car bientôt arriverait le seul parent de Sir Charles, héritier de la fortune et des biens du défunt, Sir Henry. Il souhaite donc que cette affaire soit résolue avant qu'il n'arrive un autre malheur. 
C'est ainsi que Sherlock Holmes envoie son plus fidèle assistant, le docteur Watson, faire un voyage sur la lande pour tenter de démasquer un éventuel assassin et/ou de lever le mystère de la légende du terrible chien des Baskerville. 

Comme tout le monde (ou presque), je connaissais Sherlock Holmes, mais je n'avais jamais lu une de ses aventures. J'appréhendais un peu, surtout sur le style d'écriture que j'imaginais plutôt "vieux", comprenez très soutenu (ça me dérange parfois) mais il n'en fut rien. Evidemment, la langue n'est pas légère mais néanmoins facile et agréable à lire. 
J'ai beaucoup aimé la façon subtile et somme toute assez logique de résoudre les énigmes car il faut bien le dire, ce roman est truffé d'énigmes. Cela change beaucoup des polars récents où tout est facilement interprétable, pour ne pas dire "devinable". 

Le récit est à la première personne, c'est le docteur Watson qui nous raconte cette aventure, ce qui est plaisant. On y entre facilement et on y croit. Nous avons son point de vue sur l'affaire ainsi que sur son "patron". Même si Sherlock Holmes n'est pas présent tout le temps sur le terrain, il ne cesse d'être au coeur du récit grâce notamment aux lettres et comptes-rendus de Watson. 

L'atmosphère est un peu lugubre : grand bourbier, brume, obscurité, fantôme, peuples oubliés, tombes, mélancolie, etc ... On s'imagine très bien l'endroit et cela ajoute encore un peu plus de mystère. 

Je vous recommande donc ce court roman agréable, mystérieux et intelligent qui m'a fait découvrir Conan Doyle. 

Ma note : 4/5

Livre lu dans le cadre du challenge des 100 livres de Bianca.


vendredi 3 octobre 2014

L'envol du héron


Quatrième de couverture : Ellen est somnologue et souffre elle - même cruellement d'insomnie. Tandis que les rames du métro de Hambourg vibrent sous ses pieds, elle pense à son pays natal, entre Rhin et usine de gravier, aux secrets de sa famille, aux hommes de sa vie, à ce qu'elle a aimé et perdu, à sa fille qu'elle veut à la fois protéger du monde et aider à devenir une jeune femme libre. 

Marthe chante dans la même chorale qu'Ellen. Il y a bien longtemps, son fils a disparu sans laisser de traces. Depuis, elle observe le monde qui l'entoure avec l'immobilité silencieuse du héron gris. Elle observe particulièrement Ellen et sa fille. Et son désir de justice grandit. 

C'est lors d'une de ses insomnies qu'Ellen nous livre son histoire. Sa rencontre avec son premier amour, son exil en Irlande, la naissance de sa fille, sa vie de couple, son retour au pays, la maladie de sa mère ...
Dans ce roman, on se pose beaucoup de questions. Pourquoi l'homme qui l'a mise enceinte est- il parti ou comment a - t - il disparu du jour au lendemain? Pourquoi son ami d'enfance ne prononce plus un mot (vraiment aucun)?
Mais aussi : où vit Ellen? Grund, Dublin, Hambourg ... Qui sont Lutz, Andreas, Joachim, Duncan ? Où est-on? A quel moment?
Qui est cette Marthe qui débarque avec son journal intime entre les chapitres? (Au moins, ça c'était facile à comprendre).

Au début du roman, j'étais complètement perdue ! Je ne savais pas qui était qui, je me demandais si on était dans le présent, dans le passé ou dans une autre dimension peut - être... Malheureusement, même quand je me suis mise enfin à comprendre et à suivre, c'était trop tard, je n'arrivais plus à apprécier. J'avais mis trop de temps à me mettre dedans. Je suis quand même allée au bout mais je n'ai pas pris le plaisir que j'aurais dû lors de cette lecture car ce roman n'est pas mauvais, vraiment. Je n'ai pas pu l'apprécier à sa juste valeur.

Au moins, la fin m'a surprise !

Ma note : 3/5 (même s'il vaut certainement plus). 

Arrêtez-moi

Que feriez-vous si vous connaissiez le jour et l'heure exacts de votre mort? Pour Charlie Grant, ce sera le 21 janvier à 8 heures préci...