vendredi 11 août 2017

L'oiseau de mauvais augure

L'inspecteur Patrick Hedström est sur les dents. Il voudrait participer davantage aux préparatifs de son mariage avec Erica Falck, mais il n'a pas une minute à lui. La ville de Tanumshede s'apprête en effet à accueillir une émission de téléréalité et ses participants avides de célébrité, aussi tout le commissariat est mobilisé pour éviter les débordements de ces jeunes incontrôlables. Hannah Kruse, la nouvelle recrue, ne sera pas de trop. D'autant qu'une femme vient d'être retrouvée morte au volant de sa voiture, avec une alcoolémie hors du commun. La scène du carnage rappelle à Patrick un accident similaire intervenu des années auparavant. Tragique redite d'un fait divers banal ou macabre mise en scène? Un sombre pressentiment s'empare de l'inspecteur. Très vite, alors que tout le pays a les yeux braqués sur la petite ville, la situation s'emballe. L'émission de téléréalité dérape. Les cadavres se multiplient. Un sinistre schéma émerge...
Dans ce quatrième volet des aventures d'Erica Falck, Camilla Läckberg tisse avec brio l'écheveau d'une intrigue palpitante. Cueilli par un dénouement saisissant, le lecteur en redemande. 



C'est toujours un plaisir de commencer une nouvelle aventure de Patrick et Erica. 
Je suis maintenant très attaché aux personnages: Anna, Dan, Martin, Annicka...même Gösta commence à être intéressant! Ah, et Mellberg...pauvre Mellberg. 

Habituée au schéma propre de Camilla Läckberg, introduire des morceaux d'une histoire passée il y a plusieurs années, je cherche à présent des indices dans ces quelques pages semées ici et là entre les chapitres. Mais ce n'est pas si évident à déchiffrer, ces pages sont comme une énigme : on sait qu'elles correspondent à un des personnages de l'histoire mais il n'est pas facile de savoir lequel (et heureusement). 

Dans cette nouvelle enquête, une femme, Marit, est retrouvée morte dans sa voiture. Cela aurait pu être classé dans les accidents dus à l'alcool mais comme à son habitude, Patrick ne laisse rien au hasard et finalement, cet accident ressemble plus à un meurtre déguisé. Mais les indices pour trouver un éventuel suspect sont minces. Marit n'avait pas d'ennemis, seul son ex-mari, Ola, fait partie des personnes avec qui elle a eu des différends. 
Mais grâce à se mémoire infaillible, Patrick va rechercher dans les archives un accident du même genre que celui de Marit...et mettre ainsi à jour des similitudes avec plusieurs accidents de voiture. Mais quel est le lien? 

Encore une enquête rudement bien menée. Je ne me lasse pas de cette série. J'aime de plus en plus les personnages, comme je le disais plus haut. En revanche, je n'ai pas trop compris l'émission de téléréalité : pas beaucoup de participants, logés dans foyer cantonal...loin de nos émissions françaises telles que secret story ou star academy. En tous cas, cela a eu le mérite de souligner l'inutilité et la futilité de ce genre d'émission. 

Concernant le coupable, je n'ai pas eu de soupçons. Je me doutais qu'un des personnages avait des secrets mais j'étais loin d'imaginer lesquels. Et puis je pensais que le personnage allait devenir important donc je n'ai pas pensé un seul instant à un tel dénouement.  

Le roman se termine par le début d'une énigme dont je me réjouis d'avance de la lecture : Erica revient-elle sur le devant de la scène (comme dans La princesse des glaces?). 


Lu dans le cadre du challenge Thriller et Polar


Et du Défi Lecture 2017, Catégorie 74. Un titre imagé


jeudi 10 août 2017

Glacé

Dans une vallée encaissée des Pyrénées, au petit matin d'une journée glaciale de décembre, les ouvriers d'une centrale hydroélectrique découvrent le corps sans tête d'un cheval, accroché à la falaise. Ce même jour une jeune psychologue prend son premier poste dans le centre psychiatrique de haute sécurité qui surplombe la vallée.
Le commandant Servaz, flic hypocondriaque et intuitif, se voit confier l'enquête la plus étrange de toute sa carrière.


Après l'avoir vu passé énormément de fois sur internet et sachant qu'il y a eu une adaptation à la télé (a priori sans succès), je me suis décidée à le lire. 

Le commandant Servaz est appelé dans les Pyrénées pour le meurtre d'un ...cheval! Il n'en croit pas ses oreilles, l'appeler pour un cheval, sérieusement, ils ont perdu les pédales ou quoi? Il n'en croit pas non plus ses yeux: le crime est sauvage et abominable. Il est arrivé ici, et il n'a pas le choix, il doit enquêter. Il s'avère que le cheval appartient à un gros "poisson" de la région, il se doit d'avoir des résultats rapidement. Il commence donc ses interrogatoires avec sa coéquipière locale, Irène Ziegler.
En même temps, Diane Berg vient de débuter dans son nouvel emploi, en tant que psychologue à l'Institut Wargnier, où séjournent les pires criminels. Seule dans cet environnement inconnu, son adaptation est difficile. D'autant plus qu'il se passe ici des choses étranges...Elle aussi commence à enquêter...sur ses collègues!

Je dois dire qu'au début, j'ai eu du mal à savoir où il voulait en venir, Bernard Minier, avec son histoire de cheval. Et puis, l'enquête avance et amène de nouvelles questions, des recoupements avec d'autres affaires, d'autres cadavres...de nouveaux personnages aussi, parfois trop, je me suis perdue à un moment donné entre les noms du pharmacien, du maire, des femmes de l'un et de l'autre, etc. 
On suit l'enquête de Servaz en parallèle de la vie de Diane à l'Institut. Bizarrement, ils ne se rencontrent jamais alors qu'ils auraient tant de choses à se dire, c'est frustrant! Et ça aurait mené la fin du livre beaucoup trop vite aussi. 

"Glacé" porte bien son nom. D'une, il fait froid tout le temps. De deux, l'ambiance où Diane vit et travaille est sombre, inquiétante et...glacée! Il faut absolument lire ce livre au chaud sous sa couette sous peine de tomber en hypothermie! 

Ce thriller est très bien mené: l'enquête avance pas à pas. Certes, ça n'avance pas vite, ce qui pourrait être un reproche. Or, ce n'est pas le cas. On a le temps de suivre le cheminement, de comprendre ce qui se passe, car il y a beaucoup d'informations (étant donné le nombre de personnages et d'enquêtes "parallèles"). 

Mon petit bémol parce que oui, j'ai souvent un petit bémol: le coupable. Je l'ai senti à dix kilomètres. Je n'étais pas du tout sûre de moi mais le personnage était trop louche à mon gôut. Même si on veut nous faire croire le contraire en apportant un autre suspect sur un plateau...

En bref, mon sentiment c'est : "pas mal". Mais je n'ai pas eu le coup de coeur comme certains et d'autres policiers ont retenu mon attention beaucoup plus que celui-ci. 



Lu dans le cadre du challenge pavé par mois (725 pages)


et du Challenge thriller et polar


et du Défi Lecture 2017, Catégorie 3. Lire un livre dont vous avez beaucoup entendu parlé.

lundi 7 août 2017

Des souris et des hommes

Lennie serra les doigts, se cramponna aux cheveux.
-Lâche-moi; cria-t-elle. Mais lâche-moi donc.
Lennie était affolé. Son visage se contractait. Elle se mit à hurler et, de l'autre main, il lui couvrit la bouche et le nez.
-Non, j'vous en prie, supplia-t-il. Oh, j'vous en prie, ne faîtes pas ça. Georges se fâcherait.
Elle se débattait vigoureusement sous ses mains...
-Oh, je vous en prie, ne faites pas ça, supplia-t-il. Georges va dire que j'ai encore fait quelque chose de mal. Il m'laissera pas soigner les lapins.



Mais pourquoi donc ai-je mis aussi longtemps avant de me décider à le lire!
J'avais peur sans doute. Peur de m'ennuyer, pas attirée par une histoire de deux hommes marchant et travaillant dans la campagne américaine. Peur de vivre un moment monotone de lecture en me disant "mais quand est-ce que c'est fini?". Peur que cela soit hyper chiant allons-y carrément.

Que nenni. Ce livre, assez court, est finalement incroyable. Bon, j'ai lu la préface donc j'espère ne pas être trop influencée par mes souvenirs de celle-ci...
Georges et Lennie, un petit et un grand. Un homme intelligent et raisonnable et un homme aux capacités intellectuelles altérées, spontané, tellement adorable.
Lennie a peur de perdre Georges, son seul ami. Et Georges ne veut pas perdre Lennie non plus. Ensemble, ils rêvent d'avoir une ferme avec plein d'animaux à soigner, des champs et une vie à eux, indépendants, tributaires de personne. En attendant, il faut travailler chez les autres pour gagner l'argent afin d'acheter leur ferme.

Atteindre leur but n'est pas si simple. Ils ne restent en général pas longtemps dans un lieu car le comportement de Lennie leur cause des problèmes. Lennie est un homme très fort malgré son esprit enfantin. Si Georges est menacé d'une façon ou d'une autre, Lennie réagit violemment, sans s'en rendre compte... De même, Lennie ne réfléchit pas beaucoup, il suit ses envies et aiment les choses simplement. Il aime les belles couleurs, la douceur de certaines textures, les animaux...et cela lui suffit pour vivre heureux. Malheureusement, même caresser un chien peut mal se terminer.

Georges s'est donné le but de protéger Lennie et Lennie, celui de bien écouter Georges pour que tout se passe bien. Hélas, c'est plus facile à dire qu'à faire. 

Deux personnages très attachants, surtout Lennie que l'on a tout de suite envie de protéger nous aussi. Le handicap de Lennie devait être très difficile à vivre à cette époque, non reconnu et plutôt repoussant. Leur place n'était sûrement pas au travail! Pourtant, Lennie travaille bien, notamment grâce à son incroyable force physique. Et c'est grâce à Georges qu'il peut vivre une vie plus ou moins "normale". 
Le texte de Steinbeck est écrit de telle sorte que l'on ressent toute l'affection de Georges pour son ami, dans ses gestes et ses paroles protectrices. La façon dont il lui raconte ce qu'ils feront tous les deux dans leur future ferme, l'histoire préférée de Lennie, est extrêmement émouvante. Tout est simple dans ce récit: l'histoire en elle-même n'a rien d'intriguant, de mystérieux; les dialogues, prononcés par des travailleurs américains, des personnes simples; les sentiments, n'importe lesquels, qui ne sont pas cachés, qui sont bruts et sans ambiguïté.

C'est un texte devant lequel j'ai eu les larmes aux yeux en tournant la dernière page. Mon seul regret, c'est de ne pas l'avoir lu plus tôt!

Lu dans le cadre du challenge des 100 livres



Catégorie  55 du Défi Lecture 2017: Un livre préfacé par quelqu'un d'autre que l'auteur

mercredi 2 août 2017

Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n'en as qu'une


Mon avis sur cet ouvrage est sur mon autre blog : ici 

à bientôt! 

Lu dans le cadre du Défi Lecture 2017, Catégorie 26 : Un feel good book

samedi 29 juillet 2017

Un doux pardon

Hannah Farr est une personnalité en vue de La Nouvelle-Orléans. Animatrice télé, son émission quotidienne "The Hannah Farr Show" est suivie par des milliers de fans. Côté coeur, elle file depuis deux ans le parfait amour avec Michael Payne, le maire de la ville. Mais sa vie toute tracée va être bousculée par deux petites pierres...
Ces "pierres du Pardon" connaissent un immense succès aux Etats-Unis. Le concept est simple: si vous avez quelque chose à vous faire pardonner, il suffit d'envoyer une lettre d'excuses à la personne que vous avez blessée, accompagnée de deux pierres. Si cette dernière accepte vos excuses, elle vous renvoie l'une des deux pierres.
Bien inoffensives à première vue, celles-ci vont toutefois forcer Hannah à replonger dans son passé, celui-là même qu'elle avait soigneusement mis de côté depuis de nombreuses années, et toutes les certitudes de sa vie vont être balayées comme un château de cartes...
Est-il encore temps de changer le destin?


Une jolie couverture et un joli titre, tout pour accrocher de prime abord. D'autant plus que j'avais lu "Demain est un autre jour" du même auteur et qu'il m'avait plutôt plu.

Hannah est une jeune femme qui a tout pour être heureuse : un bon job, un "fiancé" plutôt bon parti, elle est jolie et intelligente, bref, une vie presque idyllique vu comme ça...
Evidemment, rien n'est jamais aussi simple...son pseudo-fiancé ne se risque toujours pas à la demander en mariage et a l'air de s'attacher plus aux apparences qu'à elle. En plus, il a une fille d'un premier mariage qui est exécrable avec Hannah. Son travail, dans lequel elle réussit plutôt bien, est convoité par une petite pétasse qui ne recule devant rien pour arriver à ses fins. Mais si tout semble d'un coup s'écrouler dans sa vie, c'est à cause des pierres du Pardon. Ayant reçu une pierre de la part d'une ancienne camarade de classe, les souvenirs de son passé vont revenir au galop et chambouler toutes ses certitudes. 

Il s'agit d'une lecture plutôt facile et agréable mais sans surprises, une histoire cousue de fil blanc. 
Les personnages sont très ordinaires voire carrément clichés : le petit ami haut placé qui ne voit que ses intérêts et qui recule sans cesse sa demande en mariage (car en fait il n'en a jamais eu l'intention) ; la belle - fille adolescente insupportable; les parents divorcés en guerre; l'apparition du beau jeune homme dont l'héroïne va forcément tomber amoureuse parce qu'il est vraiment l'homme idéal à tous points de vue (sans blague?)...

Tout est bien fait pour rentrer dans les cases du Feel Good Book ou de la chick Lit (à quelques détails près si on se penche sur la définition mot pour mot du genre). 

Deux petites surprises tout de même en y réfléchissant bien, sans spoiler : "l'évolution" du beau-père d'Hannah et la véritable identité du jeune homme idéal...

En résumé, un livre pour aller à la plage ou pour se divertir sans avoir besoin de réfléchir. 

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois (432 pages)


et du Défi Lecture 2017, Catégorie 35, Un livre dont je me fie à la couverture.

vendredi 28 juillet 2017

Le courage d'une mère

Le combat d'une mère, qui, condamnée à une mort imminente, se démène pour trouver une famille d'accueil qui s'occupera et protégera ses quatre enfants. Son histoire et sa personnalité ont bouleversé la France entière.

Comment vivre la fin de sa vie, quand on n'a pas quarante ans et qu'on est mère de famille? L'automne dernier, Marie-Laure Picat apprend qu'elle est atteinte d'un cancer fatal à court terme. Sa première pensée est pour ses enfants: que deviendront-ils après sa mort? Résolue à assumer son rôle de mère jusqu'au bout, elle choisit elle-même une famille d'accueil. Aussitôt, elle se heurte à une fin de non-recevoir: non, ce n'est pas à elle de décider du futur de ses enfants, mais au juge, après sa mort. Non, rien ne garantit que Julie, Thibault, Matthieu et Margot seront élevés ensemble. Non, ils n'habiterons pas là où ils ont grandi.
Révoltée par l'aberration de la situation, Marie-Laure alerte les médias. Alors, un extraordinaire mouvement de solidarité se met en place, la presse relaye son message: le courage de cette jeune maman émeut le pays et elle reçoit un soutien inespéré.

C'est pour laisser une trace que Marie-Laure a voulu écrire ce témoignage, pour ses enfants d'abord et aussi pour montrer qu'il faut assouplir le carcan administratif imposé aux familles dans la détresse. Pour que son combat ne meurt pas avec elle.



On a tous entendu parler, de près ou de loin, de cette mère de famille mourante et de son histoire. Je ne vais pas faire de résumé, tout est dans cette quatrième de couverture. 
Je ne suis pas vraiment fan de ces lectures mais comme il a fait partie d'un de mes challenges cette année, je m'y suis mise. 

Marie - Laure commence son histoire par le début : son enfance. Une enfance assez difficile, une mère qui a abandonné son rôle très vite, un père qui a dû faire avec, et des enfants courageux. Marie - Laure a fait sa vie, elle a rencontré l'amour et donné naissance à quatre enfants. Et puis vint l'annonce de la maladie. 

J'ai aimé lire ces pages, Marie - Laure étant loin de s'apitoyer sur son sort, bien au contraire. Elle fait preuve de beaucoup de courage, comme le titre l'indique, et de beaucoup d'humour. Elle raconte son combat difficile, mené pour le bien de ses enfants, son combat aussi contre la maladie même si l'issue est certaine. On sent dans son récit tout son amour pour ses enfants mais aussi pour les gens en général. Il émane d'elle beaucoup de générosité et de gaieté malgré la tragédie. C'est une maman comme tout le monde, qui parfois en a marre, quatre enfants, ce n'est pas facile à gérer tous les jours! Mais comme la majorité des mamans, elle fait de son mieux, chaque jour. Elle a une grande capacité d'écoute et de compréhension envers ses enfants, qui vivent une situation hors du commun, surtout pour leur âge. Mon coeur s'est serré pour la petite Margot qui n'a probablement aucun souvenir de sa maman. 

Une histoire tragique mais racontée sans apitoiement, avec de l'humour et beaucoup de sincérité. Une femme qui aurait mérité d'être connue. Ses enfants doivent être fiers d'elle. 

Lu dans la cadre du Défi Lecture 2017 : Catégorie 24, Un coup de coeur de quelqu'un de plus jeune. 

mardi 27 juin 2017

Le cri

Hôpital psychiatrique de Gaustad, Oslo. A l'aube d'une nuit glaciale, le corps d'un patient est retrouvé étranglé dans sa cellule, la bouche ouverte dans un hurlement muet. Dépêchée sur place, la troublante inspectrice Sarah Geringën le sent aussitôt : cette affaire ne ressemble à aucune autre...
Et les énigmes se succèdent : pourquoi la victime a-t-elle une cicatrice formant le nombre 488 sur le front? Que signifient ces dessins indéchiffrables sur le mur de sa cellule? Pourquoi le personnel de l'hôpital semble si peu à l'aise avec l'identité de cet homme interné à Gaustad depuis plus de trente ans?
Pour Sarah, c'est le début d'une enquête terrifiante qui la mène de Londres à l'île de l'Ascension, des mines du Minnesota aux hauteurs du vieux Nice.
Soumise à un compte à rebours implacable, Sarah va lier son destin à celui d'un journaliste d'investigation français, Christopher, et découvrir, en exhumant des dossiers de la CIA, une vérité vertigineuse sur l'une des questions qui hante chacun d'entre nous : la vie après la mort...
Et la réponse, enfouie dans des laboratoires ultrasecrets, pourrait bien affoler plus encore que la question!



À vrai dire, cela fait déjà un moment que je l'ai lu, quelques mois...oui j'ai pris énormément de retard sur mes chroniques. Donc, je n'irai pas jusqu'à dire que j'ai oublié mais disons que ce petit compte-rendu sera peut-être court. 

Ce thriller commence très bien puisqu'on est de suite captivés par l'histoire : un cadavre est découvert dans un hôpital psychiatrique, celui d'un patient nommé 488. En effet, personne n'a eu connaissance de son identité depuis qu'il est entré ici il y a trente-cinq ans et son surnom vient de la cicatrice qu'il possède sur le front: 488. 

Au cours de son enquête, l'inspectrice Sarah Geringën va croiser le chemin de Christopher, un journaliste français dont le frère est tragiquement mort dans un accident de voiture. Ce qu'ils vont découvrir tous les deux vont les amener à enquêter ensemble et surtout, à enquêter vite lorsque le neveu de Christopher est kidnappé par un certain Lazar.

Beaucoup d'énigmes et de suspense qui donnent à ce thriller un rythme soutenu. On a rarement le temps de se reposer, tout comme les personnages du roman. Il faut avancer vite car le temps est compté. Il faut réfléchir malgré l'invraisemblance des découvertes, une réalité presque pénible parfois. Connaître la vérité a un prix...

Le fond de l'histoire est vraiment intéressant d'autant plus que l'auteur s'est inspiré de faits historiques. Un mélange de science, de psychologie et de théologie. 

Pour autant, même si j'ai bien accroché, je suis un peu déçue par l'action finale, un peu trop "américanisée" à mon goût. Et la prévisibilité de la relation entre l'inspectrice et le journaliste m'a laissé de marbre.

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois (491 pages)



Du challenge thriller et polar



Et du Défi Lecture 2017, Catégorie 29 : un livre se déroulant dans un hôpital psychiatrique.

L'oiseau de mauvais augure

L'inspecteur Patrick Hedström est sur les dents. Il voudrait participer davantage aux préparatifs de son mariage avec Erica Falck, mais...